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Jeudi 19 novembre 2009

Juste après le départ de la police...


Wah ah ah! Je suis immortel! C'est pas super comme rêve? Je reviens sur le devant de la scène, oh yeah. Pour la réplique de ma copine "le pauvre, je le connaissais bien", c'est une ligne tirée d'une bande-dessinée Gen13 (le bootleg où Grunge parle de cinéma, pour les amateurs), qui était à la base une réplique d'un film de kung fu. Ca va loin hein?

 Bon, je devais faire deux dessins, mais j'ai pas eu le temps aujourd'hui, puisque j'ai passé pas mal de temps à écrire des "coups de coeur" pour le boulot que j'ai transmis à ma chef par mail. J'espère qu'elle l'a reçu : j'ai fait des brèves sur la bd World of Warcraft, ce qui me met assez mal à l'aise - je suis une vraie pute.

Par Kolia - Publié dans : les grandes sagas de The Great Mustache
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Dimanche 15 novembre 2009



NOUS ETIONS PREVENUS.

Depuis le film de Laurent Baffie "Les Clefs de Bagnole" qui proclamait "n'y allez pas, c'est de la merde", aucune affiche n'avait autant dit la vérité.

2012 est bien le film spectaculairo-neuneu annoncé, j'étais prévenu.

En même temps, c'est un film de Roland Emmerich, je ne vais pas faire mon surpris : on commence à le connaitre. Avant d'aller le voir, on avait joué à deviner quels étaient les éléments, personnages et relations que nous allions voir pendant le film, et on ne s'est pas trompé : il y a bien le scientifique noir, il y a bien une amourette entre lui et une autre nana pas conne, il y a aussi le mec qui aime encore son ex-femme et qui a des problemes de communications avec un de ses deux enfants, et le désormais classique méchant cadre du gouvernement. On s'est trompés sur deux ou trois petites choses : on croit le scientifique dès le début (faut dire qu'il apporte des preuves en béton), et le soucis du mari et de l'ex-femme qu'il aime encore mais qui est avec un autre mec a trouvé une résolution assez inattendue.

Mais parlons du film sujet : le soleil envoie une nouvelle forme de neutrinos qui font fondre le coeur de la terre. Un scientifique indien appelle un copain noir-américain pour lui montrer les résultats, et ils sont accablants. Pour faire court, c'est la fin du monde, et c'est pour bientôt.

Voilà.

Mais y a un mec il ne veut pas mourir. Il ne veut pas que sa famille disparaisse, et c'est homme, je ne me rappelle plus de son nom, mais il est interprété par John Cusack. D'ailleurs, je n'ai retenu aucun noms, ce qui est un gros soucis dans le film : on ne s'attache pas du tout aux personnages, on se fout de ce qui leur arrive, et tout début de tension ou de suspens est gâché par un gag d'une autre époque ou une musique pompeuse qui annonce ce qui va venir. Je pense notamment à la scène où John Cusack va chercher sa famille en bagnole (il vient de comprendre que la terre va mourir), et en faisant demi-tour il esquinte la Porsche de nouvel amant de son ex-femme, Gordon (le seul dont je me rappelle le nom, mais c'est vraiment parce que ça m'a fait pitié de voir un personnage traité comme ça), qui lui lance un regard plein de désapprobation. GAG.

Puisque j'ai abordé ce qui ne va pas dans 2012, autant continuer : la longueur par exemple. 2h30, c'est trop long pour un film comme ça. Il y a trop de personnages, donc trop de situations qui ne seront qu'à peine développées, donc beaucoup de moments où on se fait vraiment chier car on ne peut pas s'attacher à un mec qu'on vient de voir et qui nous parle de son fils à qui il ne parle plus : on ne le connait pas ce mec, qu'est-ce qu'on en a à battre de son fils? Je suis venu voir des pays qui explosent, pas des vieux cons larmoyants.

Et les pays qui explosent, eh bien ils explosent mal : les effets spéciaux, réussis dans l'ensemble, ne sont pas terribles. C'est tellement grand spectacle que ça en fait forcément faux : quand tous les batiments tombent et explosent, il y a quelque chose qui ne va pas, c'est trop net, il n'y a pas de fumées, ça fait factice, aseptisé, sans corps humains qui pendouillent et qui tombent (bon, ça, ça arrive une fois), on dirait un jeu vidéo d'une autre époque qui veut montrer ce que la console a dans le ventre. Le pire, c'est quand on passe d'un plan large de destruction massive à un plan rapproché sur le capot de la voiture : ce n'est plus le même éclairage, on sent clairement le fond vert derrière et on imagine parfaitement le technicien avec son ventilo sur le côté qui balance des feuilles mortes.

Je vais faire l'impasse sur les incohérences scénaristiques car elles sont trop nombreuses, mais par contre vais parler du message un peu douteux du long métrage. Toutes les personnes qui sont sauvées (bah oui, vous ne croyiez quand même pas que nos gouvernements allaient rester là les bras croisés, ils ont fait construire des arches gigantesques en deux ans, et c'est bon, elles sont opérationnelles, "les chinois travaillent vite" comme le souligne un homme) le sont car elles ont payé un milliard d'euros. Si ça fait un peu tiquer le scientifique, qui trouve les chambres très grandes et très bien équipées et que franchement, on pourrait faire tenir dix personnes là-dedans, ça ne vas pas plus loin. Le monde de demain sera peuplé d'ex-riches qui ont payé pour leur survie, merde aux pauvres. Bon, il y a bien une pirouette scénaristique pour atténuer ça, mais bon, c'est trop tard. Je ne crois pas que ce soit volontaire de la part d'Emmerich : à l'image de son personnage principal, auteur de romans raté, c'est un naïf (pour ne pas dire niais).

Le plus dur dans ce film, c'était de me rappeler certains passages pour les expliquer à ma soeur et ma copine qui s'étaient endormies pendant certains passages clefs.

Par Kolia - Publié dans : The Great Mustache vous parle de cinéma
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Mardi 10 novembre 2009

Allez, on continue avec un épisode très court qui marque un grand tournant dans ce rêve.



Vous avez vu ça? Je me suis fait tirer dessus parce que j'ai un beau cul! Quel rêve génial!

Par Kolia - Publié dans : les grandes sagas de The Great Mustache
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Vendredi 6 novembre 2009

Ma copine a acheté un superbe manteau dans une friperie, mais hier soir, au moment de le préparer pour le porter le lendemain, elle a décidé qu'il ne lui plaisait plus. Pour lui prouver que c'est un pur manteau, je l'ai enfilé :

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Et le slip? Je sais pas, j'ai passé la soirée avec, je l'avais oublié à ce moment là.

Mais sinon, c'est quand même un beau manteau non? Ce serait dommage de ne pas le porter.

Par Kolia - Publié dans : le quotidien tumultueux de The Great Mustache
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Mardi 3 novembre 2009

Râh, je sais pas ce que j'avais hier, mais je puais trop de la gueule. Comme quoi, on peut être parfait à l'extérieur, mais tout pourri de l'intérieur.

Voilà une leçon intéressante, mais passons plutôt à la suite de mon rêve de dingue de l'autre nuit :




Je comprends pourquoi ma copine tirait la gueule quand elle a vu comment je l'ai dessinée : tout ce temps pour un résultat aussi médiocre, je serais aussi vexé à sa place.

Sachez que tout s'est passé comme ça dans mon rêve : la même transition abrupte (un coup je suis à deux doigts de mourir, juste après je suis dans mon pieu et l'autre se félicite de s'en être sorti, super, bonjour l'imagination débordante de mon subconscient), et les mêmes situations. Ah ça il s'en passe des choses! Du vaudeville, du burlesque et de l'ultraviolent. C'est vraiment un rêve trop top.

Et j'adore rêver que je dors.

Finalement, ça se fera en quatre épisodes je pense. Allez, big bisous.

Par Kolia - Publié dans : les grandes sagas de The Great Mustache
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Jeudi 29 octobre 2009

J'ai fait un rêve vraiment super bien l'autre nuit, alors je vous le raconte. Mais en image, en au moins trois parties, parce que là j'ai la flemme de tout faire d'un coup, ça me prends du temps et en plus il y a le nouveau chapitre de GTA IV que je dois essayer.




Sachez que tout s'est passé comme ça dans le rêve - on marchait juste pendant plus longtemps. Si la fille est ma copine, le mec barraqué par contre, je ne sais pas d'où il sort.

Par Kolia - Publié dans : les grandes sagas de The Great Mustache
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Samedi 24 octobre 2009

J'étais sur le site VDM, tuant le temps comme je le pouvais - j'étais malade et incapable de me concentrer sur quelque chose de plus de six lignes ou de plus long qu'un publicité (quelle heureuse chose d'avoir autant de chaine! en se débrouillant bien, on ne peut zapper que sur des publicités) - et j'ai remarqué que tous ces anonymes qui racontent des trucs dans le vain espoir qu'on se rappelle d'eux,  dès qu'ils parlent de cul, ils utilisent les mots "gros calins".

C'est trop dur de dire "faire l'amour"? Non parce que pour moi faire un calin c'est prendre sa copine dans ses bras, lui faire un bisous et puis voilà. Si il est gros, c'est qu'il dure plus longtemps. Là, quand je lis ça, j'ai l'impression que le mec, au début, c'est ce qu'il fait, et puis splop!  il glisse et ça se transforme en rapport sexuel imprévu.

Et j'ai l'impression que c'est une expression qui se démocratise. Je me rappelle d'une émission présentée par Delarue (ouh, ça date) où cet imbécile interrogeait des asexuels - ça commence bien. Il y avait ce type fade à lunettes, qui disait aimer les hommes mais qu'il n'était jamais passé à l'acte. Il vivait avec un type qui supportait ça très bien, et ça avait l'air de rouler pour eux (même si ils me faisaient vachement de peine tous les deux), mais Jean-Luc Delarue voulait en savoir plus :

"Et vous ne faites rien alors?

-Ben non.

-Non mais vraiment rien?

-Bah, de temps en temps on se fait un gros calin.

-AAAAAH, mais c'est quoi un gros calin?

-Ben, un gros calin quoi.

-Mais c'est à dire? C'est quoi un gros calin? Expliquez-nous!"

Ca n'en finissait plus. Qu'est-ce qu'il voulait entendre? Qu'il lui tassait le caca? Qu'est-ce que ça peut m'enerver.

Dire "faire un gros calin" ou un "calin coquin" est ridicule et enlève toute forme de sensualité à l'acte charnel, ça fait gamin attardé qui se tripote la nouille en pensant à sa baby sitter sans trop savoir comment s'en servir.

Voilà une chose de plus à ajouter à la longue liste des trucs qui me filent des boutons.

Par Kolia - Publié dans : The Great Mustache vous parle de tout
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Lundi 19 octobre 2009

En remontant le cours des évènements qui ont mené à l'incident relativement tragique qui s'est déroulé durant la nuit de samedi à dimanche, il faudrait remonter à vendredi soir, vers 20h30, quand j'ai reçu ce message étrange et laconique du beau Guillaume :

"Ouais c'est Guillaume, rappelle-moi dès que tu peux, c'est urgent."

Ce que je fis à 21h00, juste en sortant du boulot. En fait il voulait juste m'inviter à son anniversaire le lendemain. Quel homme mystérieux.

Mais si il fallait trouver un responsable à l'accident - un autre responsable que Dieu, je veux dire, je lui colle tout sur le dos ("C'est la faute à Dieu, je l'ai vu, quel batard, c'est lui!"), je vais dire que c'est encore un coup des Lutins. C'est bien simple, dès qu'un truc pas net se passe à la maison, je dis que c'est eux. C'est une excuse très commode que j'ai sortie de nulle part un jour où le beurrier, que je cherchais depuis des mois, est apparu mystérieusement dans le congélateur. Ma copine ne me posa pas plus de questions, elle me regarda avec l'air apeuré de l'ignorant qui se trouve devant celui qui sait.

"Les lutins hein?

-Ouaip."

Donc samedi soir je suis allé à l'anniversaire du beau Guillaume, seul. Julie n'était pas là, elle était avec une copine, qu'elle ne devait pas voir, mais finalement oui.

Je suis rentré vers 1h45, même pas bourré ni rien, mais ma clef ne tournait pas : Julie, qui était arrivée vers 23h00 (je le savais car je l'avais appelée à cette heure-là et elle était aux waters), avait laissé la sienne dans la porte. J'essaie de l'appeler sur son portable, mais elle ne répond pas. J'essaie une bonne douzaine de fois, puis je finis par tomber directement sur le répondeur - plus de batterie, me dis-je.

Alors c'est pas grave, j'essaie sur le fixe - sans succès. Je toque à la porte, toque au plafond du couloir avec un énorme morceau de planche qui trainait là (notre chambre est à moitié au-dessus), mais ça ne donne rien. Il faut dire que je ne tape pas très fort : ce sont des plaques de polystyrènes merdiques au plafond, j'ai pas envie qu'elles me tombent dessus.

De temps en temps je remets ma clef dans la serrure, pour voir si ça remarcherait, comme ça, d'un coup d'un seul, sans raison.

Je me demande ce que ferait Arsène Lupin dans cette situation, mais je me rappelle que je n'ai lu qu'une seule de ses aventures, et je m'étais dit que je ne pourrais jamais être comme lui : il s'injectait un produit sous les yeux pour avoir l'air différent et pouvoir s'enfuir, et c'est bien trop extrême pour moi. Une aiguille juste sous les yeux, berk.

Par contre je sais ce que ferait Snake Plissken : un gros coup de latte dans la porte, un flingue dans chaque main et un bandeau sur l'oeil. J'en suis à me demander si les cheveux longs comme lui m'iraient bien, quand pouf! j'arrive à ouvrir la porte.

J'ai très envie de pisser (j'ai passé une demie-heure devant l'appartement quand même), mais je monte d'abord dans la chambre pour voir Julie, qui dort très profondément, donc je vais aux toilettes.

Et là je le vois, gris et massif et hideux contre la céramique blanche des chiottes, seul, oublié de tous, tout au fond du trou, le portable de Julie. Je ricane bêtement, l'extirpe de là, le rince abondamment, me lave les mains longuement, puis je le passe au sèche-cheveux.

Bien evidemment, depuis il ne marche plus, et Julie dit que c'est de ma faute, car comme je l'ai appelée pendant qu'elle était aux toilettes, elle a laissé son portable sur la petite étagère à côté du PQ, et comme je n'ai pas arrêté d'essayer de la contacter pendant que j'étais enfermé dehors, il est tombé dedans à cause de la puissance des vibrations.

"C'est les Lutins!"

Du coup je dois trouver un téléphone rapidement, et ça veut dire que je dois le faire le soir après le boulot, ce qui veut dire que je suis obligé de communiquer avec mes collègues du rayon téléphonie mobile, ce qui signifie que je vais passer du temps en plus au boulot, ce dont je n'ai absolument pas envie.

Je hais les lutins.

Par Kolia - Publié dans : le quotidien tumultueux de The Great Mustache
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Jeudi 15 octobre 2009

Jeudi matin, j'ai pris mon petit déjeuner devant Les Années Fac (petit déj' pas terrible d'ailleurs : ma tartine avait un drôle de goût : je ne rangerai plus le beurre à côté d'un oignon entamé dans le frigo). Quel meilleur moyen de commencer la journée?

Sérieux, si vous en connaissez un, dîtes le moi, je suis preneur, c'est vraiment trop nul Les Années Fac.

C'est tellement nul que j'en suis arrivé à la conclusion que tout est fait exprès. Les décors, la photographie, le jeu des acteurs, les dialogues, les décors, les costumes, tout sonne tellement faux (à l'image de toutes les productions AB de l'époque, ou, plus récemment, Le Groupe) que c'est forcément volontaire.


Le Groupe, sorte de sous-Friends sous-joué où ils ont osé confier un des rôles principaux à un roux (seuls Jérémy Michalak et Sandra Lou s'en sont tirés par la suite, je leur tire mon chapeau car c'est une sacré casserole).

C'est pas possible autrement. Quel cerveau malade trouverait ça bien et réaliste? Mais en même temps, pourquoi faire une merde pareille? Comment peut-on combiner autant de mauvais talents et les payer pour ça?

Mais d'un autre côté, et c'est là le plus grand des mystères, pourquoi ça marche?

Sachez, et tremblez, que j'ai vu de mes propres yeux quelqu'un rire devant Les Filles d'à Côté. Je ne sais plus ce qu'il se passait, sûrement un non-gag non-joué, et cette personne a rigolé.

C'est peut être cet aspect factice qui plait tant : on sait que c'est faux, que personne ne peindrait ses murs de cette couleur, ni même que personne ne vivrait ces situations, et on a besoin de ça, de rêver pour pas cher. D'éteindre sa télé et de se dire "ah, je suis bien content de ne pas être Jérémy Michalak, je ne suis pas obligé de porter des t-shirts jaunes et des baskets assorties."

Ou alors le genre humain est irrécupérable.

Par Kolia - Publié dans : The Great Mustache vous parle de tout
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Mardi 13 octobre 2009

Ma soeur sort de chez le médecin et c'est officiel : elle n'a pas la grippe A. Je dois écrire un mot dans son cahier de liaison et appeler le lycée demain matin pour leur dire qu'elle ne pourra pas assister aux cours demain non plus. C'est donc ça élever un enfant? Je ne comprends pas ce qui motive les gens à en faire.

Du coup il va falloir que je trouve une autre excuse pour ne pas aller travailler.

Jérémy est passé vite fait jeudi dernier, le temps de me montrer des extraits du dernier Seagal (où il COURT, ce qu'on n'a pas vu depuis, pfiou, des années) et me parler de son court-métrage, dont je dois faire le storyboard de quelques scènes. A la base il devait filer le boulot à un vrai storyboarder qui lui a dit : "ça fera 200 euros" (pour les dessins de trois scènes). Comme je suis un bon copain, je lui ai dit : "je te le fais pour 140 euros".

Ce qui fut une révélation pour moi : je me suis clairement trompé de carrière (ce que je savais déjà).

Quand je vois les dessins que peut faire ma soeur (qui a 16 ans et dessine beaucoup dans le cadre de ses études), je ne peux m'empêcher de penser à ce que je pourrais faire maintenant si j'avais suivi le même cursus.

Je serais là, bien pépère, me faisant des couilles en or en demandant 200€ à des aspirants réalisateurs fauchés pour une vingtaine de cases toutes petites.

Ce serait bien que ça marche son film, qu'il puisse le faire : déjà, son scénario est très bon, et si il y arrive et qu'il devient connu je suis sûr que je pourrais faire un très bon parasite.

De temps en temps je pondrais une histoire (ah ah, je garde toujours sous le coude mon truc de zombis et de super héros) et je demandrais à Jérémy ou à un de ses copains de me l'acheter.

Bref, comme je ne sais pas dessiner et que Jérémy ne me demande que des voitures ou des trucs étranges comme des cafetières, ça me prend du temps, ce qui fait que j'ai des soirées très occupées.

D'autant plus que Jérémy, toujours lui, m'a fait découvrir le site Yearbook Yourself, et que je passe beaucoup de temps dessus. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un site qui permet de mettre votre tête sur les photos d'étudiants  des années 50 à 2000. L'occasion pour moi d'observer que mon ravissant visage traverse les époques sans paraitre démodé.


1952


1958


1966


1996.

J'ai vraiment une tête de con sans mes lunettes.

J'en posterai de temps en temps, comme ça, de moi et de ma copine, ou de ma soeur, bref, il y en aura d'autres à venir car il y a vraiment de quoi faire avec ce site.

Par Kolia - Publié dans : le quotidien tumultueux de The Great Mustache
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