ceci est un test

Publié le par Kolia

Overblog m'a proposé de mettre à jour mon blog. Innocent que je suis, j'ai accepté.

Maintenant je me sens comme un vieux devant Facebook : je ne comprends rien. D'ailleurs je ne suis même pas sur Facebook. C'est dire à quel point je suis largué.

Du coup je m'excuse platement. J'avais prévu d'écrire un truc sur un bidule, mais comme j'ai mis plus de deux heures et demi à tenter de comprendre la nouvelle interface, bah y aura rien.

C'est quoi cette vieille couleur des anciens textes? En plus j'ai perdu tous les liens, les moustaches du jour et plein d'autres trucs, et je ne sais pas comment faire pour les récupérer. Et bordel, c'est quoi un widget?

Sinon, j'espère que la moustache de la bannière vous plait.

la bague

Publié le par Kolia

Jeudi, avec ma copine, on a accompagné Kamel à Paris. Il voulait acheter une bague de fiançailles, et sa copine étant la meilleure amie de la mienne, il avait besoin de ses conseils. Moi, j'étais là pour qu'il dépense moins que son budget de base pour qu'avec l'argent restant il me paie une nouvelle télé, un pc ou une console de jeu que je n'ai pas. Je ne me faisais pas trop d'illusions sur le résultat d'une telle requête, mais bon, sur un malentendu...

 

Julie connaissait un antiquaire qui faisait des trucs super jolis, pas loin de là où habitait Gérard Depardieu. Elle ne savait plus trop où c'était, mais on a retrouvé assez facilement. Pour entrer, il fallait sonner, pénétrer dans un petit vestibule, et attendre que la première porte se ferme pour ouvrir la seconde, comme dans une banque de parano. Je n'ai jamais compris pourquoi certaines banques font ça, alors qu'on sait qu'elles n'ont pas d'argent liquide. A moins qu'elles en aient, et que les écriteaux qui précisent que ça ne sert à rien de menacer les employés parce qu'il n'y a pas un rond sont un leurre, pour faire croire qu'il n'y a pas le cash dans cette banque alors qu'en fait il y en a à foison, et que c'est pour ça qu'il y a ce système de vestibule pour avoir le droit d'entrer.

 

Bref. La boutique d'antiquités était tenue par une quinquagénaire au physique aussi désagréable que son accueil, bien que celui-ci s'améliora grandement quand Kamel lui a dit qu'il voulait une bague de fiançailles et qu'il n'était pas là pour rigoler, ça non madame.

 

Elle lui a sorti tout un tas de monstruosités avec des perles grosses comme un oeil, ou des diamants ultra brillants qui hurlaient "VOLE-MOI!".

 

"J'aimerais quelque chose d'un peu plus discret. Ma copine travaille avec des enfants toute la journée, je ne voudrais pas qu'elle en blesse un accidentellement quand même.

 

-Oh, bah quand même, faut y aller pour blesser quelqu'un avec une bague! dit-elle en rangeant un truc avec tellement de pierres et d'or et d'argent qu'un rappeur qui se la joue gangsta west coast aurait pu la porter dans un clip, façon poing américain.

 

Kamel a fini par en trouver une super belle (même moi à ce moment-là, j'ai donné mon avis : "oui, elle est super belle" affirmai-je avec une certitude qui médusa l'antiquaire devant tant d'applomb et de bon goût. Il faut dire que peu de temps avant, on s'était un peu moqué d'une bague qu'elle avait présenté : "on dirait un truc des années 60, lol!", et elle l'avait plutôt mal pris : "ça date du XIXème siècle quand même. -Ouais, de 1860." Ai-je répondu. Ca ne l'a fait rire que quand ellle l'a répété tant de fois qu'elle a cru que ça venait d'elle.)

 

On lui dit de mettre la bague de côté, car on allait faire un tour, voir ce que proposait la concurrence, et qu'on repasserait dans l'après-midi. Perso, pour moi à ce moment, l'affaire était bouclée : j'avais du mal à imaginer qu'on puisse trouver plus jolie bague, et j'ai tenté de convaincre Kamel qu'on devrait plutôt aller mater les magasins de télé, tout ça.

 

***

 

Bien évidemment, nous sommes retournés voir l'antiquaire. Quand on a sonné, elle nous a fait poireauté un peu dehors. Alors on a sonné une seconde fois, et là ça a marché.

 

"Excusez-nous, on a pas du appuyer assez fort la première fois...

 

-Nan, je mets plus ou moins de temps à ouvrir la porte en fonction de ce que je suis en train de faire."

 

MAIS QU'EST CE QUE T'AS A FAIRE, MORUE, DE TOUTE TA JOURNEE, A PART TE ROULER LA BILLE? est la phrase que j'ai lue dans le regard de Kamel.

 

Alors qu'elle ressortait la bague pour nous la montrer à nouveau, ça a sonné. L'antiquaire a bien pris son temps pour appuyer sur le bouton qui ouvrait la porte, et une femme avec une poussette et deux gosses est entrée. Il faut savoir qu'avant même l'arrivée de cette femme, au niveau de la place, c'était limite. J'étais debout, par exemple, et je n'osais pas bouger de peur de renverser une vieille croute à 6 000 avec un vieux Jésus tout moisi dessus.

 

"Oui c'est pour quoi?

 

La femme à la poussette ne se formalisa pas de cet accueil glacial.

 

-Je cherche une chaine pour mon mari et

 

-AH CA ON FAIT PAS.

 

-Ah? Pas de chaine pour homme?

 

-Nan.

 

-Ah bah tant..."

 

C'est à ce moment là qu'a choisi un chien sorti de nulle par pour aboyer sur la femme. Complètement paniquée par l'animal, elle ma chopé par le bras pour me caler entre elle et le clébard, qu'on n'arrêtait plus. Elle aurait pu mettre un des mômes entre elle et le chien, quand même. On ne se connaissait pas, bordel.

 

"COTON! Tais-toi Coton! Coton!"

 

Je pense que petit, ça devait être un chiot tout blanc et doux et frisé, mais maintenant il était tout vieux et plein de dread, avec de la merde au cul.

 

"Bon madame...

 

-Oui, je vais y aller, encore merci hein!"

 

Elle roula sur le pied de Julie avec sa poussette en partant, et Coton retourna sous la chaise de sa maitresse.

 

"C'est quoi l'histoire de cette bague?

 

-L'histoire de cette bague? Heu... Ben... Elle date du début du XXème siècle déjà, et, heu... Après, vous savez, on invente l'histoire qu'on veut hein. Avant, quand je travaillais aux antiquaires du Bon Marché, qui n'existent plus maintenant, mais quand je travaillais là-bas, j'avais un collègue qui ne vendait que des bijoux qui avaient appartenu à Jean Marais, ah ah!

 

-Ah ah...

 

-Donc bon, tout ça pour dire que je ne demande pas l'histoire de tous les bijoux que j'achète, voilà."

 

Ca sonna encore. J'étais surpris, je ne pensais pas que tant de gens visitaient ce genre de boutiques en fait. Une vieille toute vieille entra.

 

"Oui c'est pour quoi?

 

-Bonjour madame. Je voulais connaitre le prix de la gourmette qui est dans la vitrine.

 

-Attendez un instant madame, je...

 

-La grosse en or là.

 

-Celle-là?

 

Elle sortit un bracelet énorme et immonde en or terni.

 

-Oui, celle-là.

 

-C'est 2600 euros.

 

Aucune idée de ce qui justifiait un prix pareil.

 

-Ah, très bien, c'est parfait, c'est exactement ce que je recherche pour mon mari.

 

-Bon, écoutez madame, là je m'occupe de ce jeune homme, donc bon, moi, hein, je veux bien rendre service, mais voilà, hein.

 

-Oh, excusez-moi madame, oui, pardon! Je reviendrai alors.

 

-Oui, voilà, faîtes ça."

 

Et la vieille quitta la boutique. Jétais super choqué : la meuf, elle rembarre une cliente qui est prête à mettre 2600 euros dans une merde moulée dans de l'or massif. Son mari ne pourrait jamais porter une gourmette pareille, ça pèse trop lourd un truc comme ça. C'est un coup à lui briser le poignet ça.

 

Pendant que l'antiquaire prenait des photos de la bague (pour l'assurance) et remplissait des papiers, Kamel lui fit la discussion et lui raconta nos vies, à Julie et à moi : 

 

"Eh ben ils se marient bientôt.

 

-Ah bon? Vous deux?

 

-Heu, ben oui.

 

-Vous avez consommé avant j'imagine. Bah oui, les jeunes font ça maintenant. En même temps, je les comprends hein.

 

Je jetai des regards furtifs aux photos du pape au-dessus de sa tête. Elle n'avait pas perdu de temps, car il y en avait déjà de François.

 

-Mais vous avez quel âge quand même? Vous n'êtes pas un peu jeune pour vous marier? me demanda-t'elle

 

-Oh, je fais plus jeune que mon âge.

 

-Oh ouais, parce que là on dirait un gros bébé."

 

CONNASSE purent lire Kamel et Julie dans mon regard.

une histoire qui date

Publié le par Kolia

Aujourd'hui, débordant d'optimisme, je suis allé à Paris. Riche idée. J'avais oublié que quand il neige, on ne peut rien faire à Paris. Les transports sont bloqués et les boutiques fermées. Mais je voulais aller visiter le musée de la chasse, qui est très chouette par ailleurs.

 

Bref, autant le trajet aller fut relativement simple (trente minutes au lieu des dix habituelles en RER), le retour fut quant à lui plus difficile : des trains supprimés, puis d'autres qui apparaissent sur le quai sans être annoncés, les conducteur qui referme la porte sur mon pied (un mystère de Paris résolu : que font ces chaussures orphelines sur les quais? Le conducteur referme la porte sur la jambe des passagers), et une foule compactée dans les allées étriquées de la rame, avec comme toujours une connasse pour gueuler "Mais avancez merde! Avancez! Avancez dans les couloirs!"

 

Cette promiscuité forcée m'a rappelé un truc qui métait arrivé il y a quelques temps dans un Quick du boulevard Saint Michel.

 

Ouais, ça date, car avec les années qui passent, à mon corps défendant, je digère beaucoup moins bien les fast food, et comme mon transit est directement lié à mon bien-être général, je n'y vais plus trop. Plus du tout, en fait.

 

J'étais donc en train de manger le premier de mes deux sandwiches (j'étais étudiant à l'époque, pour un menu acheté j'avais droit à un sandwich offert sur présentation d'une quelconque carte, et je suis presque sûr que je prenais deux fois le même, celui avec plein de fromage) quand un mec s'assit derrière moi. Normal jusque là, c'était un midi, il y avait plein de connards d'étudiants de la Sorbonne et le nombre de places assises très limité. C'est le problème avec les étudiants : ils prennent un pauvre café et squattent deux tables pour faire leurs devoirs. C'est parce qu'ils paient 600 euros pour vivre dans un 6m² : ils n'ont pas de place pour travailler.

 

Le type derrière moi ne resta pas longtemps. Il n'avait pas de plateaux avec lui, et se leva après quelques minutes installé à la table. Rien d'anormal : peut être qu'il était là pour réserver une table pour deux, et qu'il a oublié de demander à son pote des frites rustiques au lieu des frites molles habituelles, ou n'importe quelle autre raison. Peu après son départ, un autre gars s'est approché de moi pour me dire : 

 

"Le type, là, qui vient de partir.

 

-Ouais et ben?

 

-Il vous a fait les poches de votre manteau!"

 

Mon blouson était accroché au dossier de ma chaise.

 

"Et vous n'avez rien fait?

 

-Il vous a fait les poches!"

 

Heureusement, à l'époque je ne mettais rien dans mes poches. Aujourd'hui non plus d'ailleurs. Mais merde, ce mec aurait pu lui dire quelque chose, le choper à la gorge et lui faire un choke-slam, je sais pas moi, un truc, au lieu de venir me voir une fois que le gars s'est barré.

 

Voilà à quoi je pensais, aujourd'hui, alors que j'étais coincé au milieu d'inconnus de mauvais poil qui râlaient au téléphone à propos de la météo ou de leurs gosses qui se payaient des grosses mycoses.

le dernier rempart

Publié le par Kolia

http://media.melty.fr/article-1258234-ajust_930/le-dernier-rempart.jpg

Vous avez vu cette affiche? Schwarzenegger, un gros flingue et une bagnole, wah! Vous aurez tout ça dans ce film, et même plus. J'aime quand une affiche ne me ment pas sur ce que je vais voir.

 

 Et là, personne ne se fout de nous. Arnold est bel et bien le dernier rempart dans ce film.

 

Donc l'histoire : un méchant baron d'un cartel de méchants s'échappe audiacieusement des flics qui le voulaient le transferer dans une autre prison et tente de fuir vers le mexique. La dernière ville sur son trajet? Celle de Schwarzenneger mes bons amis.

 

Et voilà comment on vous trousse un petit film d'action pas dégueulasse mettant en scène une des figures de l'actioner des années 80-90 après une absence d'une dizaine d'années. 

 

Ce qui expliquerai peut être le bide du film au box office : contrairement à Stallone qui est revenu sur le devant de la scène avec Rocky et Rambo, deux personnages mythiques et connus du monde entier, Schwarzenneger revient avec une histoire (vaguement) originale et un nouveau personnage. Et en même temps, je le voyais mal retenter un Terminator 5. Ni un Commando 2.

 

Peut être aussi que la mode aux mecs musclés qui suintaient la testostèrone dans les films d'action des années 80-90 est passées, que les mecs qui font rêver les petits garçons sont plus à chercher du côté de Twilight (j'ai surpris une conversation entre plusieurs jeunes au boulot qui parlaient de la musculature de Taylor Lautner : "Vas-y il est trop stock! - Mais il prend de la créatine! Ca se voit trop! - Mais tais-toi vieux rageux!").

 

Bref, un film qui marque le retour de Schwarzenneger, et en plus réalisé par un Sud Coréen, ça va se voir sur grand écran.

 

Et le film n'est pas mal du tout en fait. Comme je le disais, il nous offre ce qu'on voit sur l'affiche. Ni plus, ni moins. Ce qui est aussi son défaut : j'aurais quand même aimé qu'il s'éloigne des carcans inhérents au genre. Parce que rien ne nous est épargné à ce niveau là. Le méchant est très méchant, le beau gosse ténêbreux vaguement bad boy qui se voit offrir une seconde chance en aidant les gentils, la fille intègre qui est l'ex du bad boy, l'abruti de service, chaque objet qui a droit à son plan finit un moment ou un autre entre les mains de Schwarzenneger, bref, quiconque a vu un film de ce genre peut prévoir ce qui va se passer.

 

Mais le film a de nombreuses qualités, comme une réalisation solide, des seconds rôles savoureux (Peter Stormare en bras droit du méchant est bien mieux que le méchant lui-même ; Luis Guzman en adjoint paresseux - il a droit à son moment de gloire!), de l'humour et des scènes d'action qui font franchement plaisir.

 

Un film à voir, mais en connaissance de cause.

l'évocation

Publié le par Kolia

"BONJOUR MONSIEUR!

 

-Heu, bonjour.

 

-JE VOUDRAIS FAIRE UN CADEAU A MA COPINE POUR LA SAINT VALENTIN.

 

-Ok, d'accord, elle aime quoi?

 

-ELLE EST SUPER CULTIVEE ET INTELLIGENTE, ALORS JE VOUDRAIS LUI OFFRIR UN TRUC BETE.

 

-Un truc bête?

 

-OUI, UN TRUC IDIOT, BIEN DEBILE. POUR LA RABAISSER.

 

-Pour la rabaisser?

 

-OUAIS. MAIS JE VAIS LUI PAYER UN RESTO HEIN.

 

-Ah, oui, quand même hein.

 

-BAH OUI, AH AH!

 

-Bon, alors, heu, en truc bien bête, heu... Je sais pas, les bd des blondes?

 

-NAN, C'EST PAS ASSEZ IDIOT CA.

 

-Ah ouais?

 

-ATTENDEZ, J'AI UNE PHOTO D'ELLE SUR MON PORTABLE."

 

Il sort son smartphone et fait défiler les photos jusqu'à une grosse noire en position lascive sur son lit. Elle est habillée mais ses fringues trop moulantes laissent peu de place à l'imagination.

 

"ALORS, CA VOUS EVOQUE QUOI?"

 

Miss Dominique avant la pose de son anneau gastrique.

 

"Heu, là comme ça HE SINON LA BD DES LAPINS CRETINS!

 

-SUPER C'EST EXACTEMENT CA! AH, MERCI BEAUCOUP, ON VA BIEN SE MARRER! SUPER! MERCI!"

 

***

 

Ouais, je sais, plus d'un mois pour poster une anecdote de boulot c'est léger... Bon, en même temps elle m'a fait rire. Au début je voulais raconter comment on s'est fait fumer par une boite de plombiers de merde en décembre (1715 euros pour une canalisation mal débouchée, soit tout l'argent mis de côté pour mon mariage), mais je ne trouvais rien de drôle à dire là dessus, et pour tout vous avouer, j'en ai encore mal au bide rien que d'y penser, si bien que je me demande pourquoi j'en parle finalement. Après, notre ballon d'eau chaude s'est partiellement détaché, mais c'était moins grave qu'un refoulement des eaux usées, on n'avait juste plus d'eau chaude. En décembre.

 

Mais tout ça est loin maintenant, j'ai eu un mois pour m'en remettre, baisser la garde et lever le coude!

 

La semaine prochaine, je vous parlerai de Le Dernier Rempart, le dernier Schwarzenneger


Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest