hé salut
Bienvenue sur The Great Mustache, un blog qui n'arrête pas de dormir en ce moment.
Bienvenue sur The Great Mustache, un blog qui n'arrête pas de dormir en ce moment.
Allez, on continue avec un épisode très court qui marque un grand tournant dans ce rêve.
Vous avez vu ça? Je me suis fait tirer dessus parce que j'ai un beau cul! Quel rêve génial!
Ma copine a acheté un superbe manteau dans une friperie, mais hier soir, au moment de le préparer pour le porter le
lendemain, elle a décidé qu'il ne lui plaisait plus. Pour lui prouver que c'est un pur manteau, je l'ai enfilé :
Et le slip? Je sais pas, j'ai passé la soirée avec, je l'avais oublié à ce moment là.
Mais sinon, c'est quand même un beau manteau non? Ce serait dommage de ne pas le porter.
Râh, je sais pas ce que j'avais hier, mais je puais trop de la gueule. Comme quoi, on peut être parfait à l'extérieur,
mais tout pourri de l'intérieur.
Voilà une leçon intéressante, mais passons plutôt à la suite de mon rêve de dingue de l'autre nuit :
Je comprends pourquoi ma copine tirait la gueule quand elle a vu comment je l'ai dessinée : tout ce temps pour un résultat aussi médiocre, je serais aussi vexé à sa place.
Sachez que tout s'est passé comme ça dans mon rêve : la même transition abrupte (un coup je suis à deux doigts de mourir, juste après je suis dans mon pieu et l'autre se félicite de s'en être
sorti, super, bonjour l'imagination débordante de mon subconscient), et les mêmes situations. Ah ça il s'en passe des choses! Du vaudeville, du burlesque et de l'ultraviolent. C'est vraiment un
rêve trop top.
Et j'adore rêver que je dors.
Finalement, ça se fera en quatre épisodes je pense. Allez, big bisous.
J'ai fait un rêve vraiment super bien l'autre nuit, alors je vous le raconte. Mais en image, en au moins trois
parties, parce que là j'ai la flemme de tout faire d'un coup, ça me prends du temps et en plus il y a le nouveau chapitre de GTA IV que je dois essayer.
Sachez que tout s'est passé comme ça dans le rêve - on marchait juste pendant plus longtemps. Si la fille est ma copine, le mec barraqué par contre, je ne sais pas d'où il sort.
J'étais sur le site VDM, tuant le temps comme je le pouvais - j'étais malade et incapable de me concentrer sur quelque chose de plus de six lignes ou de plus long
qu'un publicité (quelle heureuse chose d'avoir autant de chaine! en se débrouillant bien, on ne peut zapper que sur des publicités) - et j'ai remarqué que tous ces anonymes qui racontent des
trucs dans le vain espoir qu'on se rappelle d'eux, dès qu'ils parlent de cul, ils utilisent les mots "gros calins".
C'est trop dur de dire "faire l'amour"? Non parce que pour moi faire un calin c'est prendre sa copine dans ses bras, lui faire un bisous et puis voilà. Si il est gros, c'est qu'il dure plus
longtemps. Là, quand je lis ça, j'ai l'impression que le mec, au début, c'est ce qu'il fait, et puis splop! il glisse et ça se transforme en rapport sexuel imprévu.
Et j'ai l'impression que c'est une expression qui se démocratise. Je me rappelle d'une émission présentée par Delarue (ouh, ça date) où cet imbécile interrogeait des asexuels - ça commence
bien. Il y avait ce type fade à lunettes, qui disait aimer les hommes mais qu'il n'était jamais passé à l'acte. Il vivait avec un type qui supportait ça très bien, et ça avait l'air de rouler
pour eux (même si ils me faisaient vachement de peine tous les deux), mais Jean-Luc Delarue voulait en savoir plus :
"Et vous ne faites rien alors?
-Ben non.
-Non mais vraiment rien?
-Bah, de temps en temps on se fait un gros calin.
-AAAAAH, mais c'est quoi un gros calin?
-Ben, un gros calin quoi.
-Mais c'est à dire? C'est quoi un gros calin? Expliquez-nous!"
Ca n'en finissait plus. Qu'est-ce qu'il voulait entendre? Qu'il lui tassait le caca? Qu'est-ce que ça peut m'enerver.
Dire "faire un gros calin" ou un "calin coquin" est ridicule et enlève toute forme de sensualité à l'acte charnel, ça fait gamin attardé qui se tripote la nouille en pensant à sa baby sitter sans
trop savoir comment s'en servir.
Voilà une chose de plus à ajouter à la longue liste des trucs qui me filent des boutons.
En remontant le cours des évènements qui ont mené à l'incident relativement tragique qui s'est déroulé durant la nuit de
samedi à dimanche, il faudrait remonter à vendredi soir, vers 20h30, quand j'ai reçu ce message étrange et laconique du beau Guillaume :
"Ouais c'est Guillaume, rappelle-moi dès que tu peux, c'est urgent."
Ce que je fis à 21h00, juste en sortant du boulot. En fait il voulait juste m'inviter à son anniversaire le lendemain. Quel homme mystérieux.
Mais si il fallait trouver un responsable à l'accident - un autre responsable que Dieu, je veux dire, je lui colle tout sur le dos ("C'est la faute à Dieu, je l'ai vu, quel batard, c'est lui!"),
je vais dire que c'est encore un coup des Lutins. C'est bien simple, dès qu'un truc pas net se passe à la maison, je dis que c'est eux. C'est une excuse très commode que j'ai sortie de nulle part
un jour où le beurrier, que je cherchais depuis des mois, est apparu mystérieusement dans le congélateur. Ma copine ne me posa pas plus de questions, elle me regarda avec l'air apeuré
de l'ignorant qui se trouve devant celui qui sait.
"Les lutins hein?
-Ouaip."
Donc samedi soir je suis allé à l'anniversaire du beau Guillaume, seul. Julie n'était pas là, elle était avec une copine, qu'elle ne devait pas voir, mais finalement oui.
Je suis rentré vers 1h45, même pas bourré ni rien, mais ma clef ne tournait pas : Julie, qui était arrivée vers 23h00 (je le savais car je l'avais appelée à cette heure-là et elle était
aux waters), avait laissé la sienne dans la porte. J'essaie de l'appeler sur son portable, mais elle ne répond pas. J'essaie une bonne douzaine de fois, puis je finis par tomber directement sur
le répondeur - plus de batterie, me dis-je.
Alors c'est pas grave, j'essaie sur le fixe - sans succès. Je toque à la porte, toque au plafond du couloir avec un énorme morceau de planche qui trainait là (notre chambre est à moitié
au-dessus), mais ça ne donne rien. Il faut dire que je ne tape pas très fort : ce sont des plaques de polystyrènes merdiques au plafond, j'ai pas envie qu'elles me tombent dessus.
De temps en temps je remets ma clef dans la serrure, pour voir si ça remarcherait, comme ça, d'un coup d'un seul, sans raison.
Je me demande ce que ferait Arsène Lupin dans cette situation, mais je me rappelle que je n'ai lu qu'une seule de ses aventures, et je m'étais dit que je ne pourrais jamais être comme lui : il
s'injectait un produit sous les yeux pour avoir l'air différent et pouvoir s'enfuir, et c'est bien trop extrême pour moi. Une aiguille juste sous les yeux, berk.
Par contre je sais ce que ferait Snake Plissken : un gros coup de latte dans la porte, un flingue dans chaque main et un bandeau sur l'oeil. J'en suis à me demander si les cheveux longs comme lui
m'iraient bien, quand pouf! j'arrive à ouvrir la porte.
J'ai très envie de pisser (j'ai passé une demie-heure devant l'appartement quand même), mais je monte d'abord dans la chambre pour voir Julie, qui dort très profondément, donc je vais aux
toilettes.
Et là je le vois, gris et massif et hideux contre la céramique blanche des chiottes, seul, oublié de tous, tout au fond du trou, le portable de Julie. Je ricane bêtement, l'extirpe de là, le
rince abondamment, me lave les mains longuement, puis je le passe au sèche-cheveux.
Bien evidemment, depuis il ne marche plus, et Julie dit que c'est de ma faute, car comme je l'ai appelée pendant qu'elle était aux toilettes, elle a laissé son portable sur la petite étagère à
côté du PQ, et comme je n'ai pas arrêté d'essayer de la contacter pendant que j'étais enfermé dehors, il est tombé dedans à cause de la puissance des vibrations.
"C'est les Lutins!"
Du coup je dois trouver un téléphone rapidement, et ça veut dire que je dois le faire le soir après le boulot, ce qui veut dire que je suis obligé de communiquer avec mes collègues du rayon
téléphonie mobile, ce qui signifie que je vais passer du temps en plus au boulot, ce dont je n'ai absolument pas envie.
Je hais les lutins.
Jeudi matin, j'ai pris mon petit déjeuner devant Les Années Fac (petit déj' pas terrible d'ailleurs : ma tartine
avait un drôle de goût : je ne rangerai plus le beurre à côté d'un oignon entamé dans le frigo). Quel meilleur moyen de commencer la journée?
Sérieux, si vous en connaissez un, dîtes le moi, je suis preneur, c'est vraiment trop nul Les Années Fac.
C'est tellement nul que j'en suis arrivé à la conclusion que tout est fait exprès. Les décors, la photographie, le jeu des acteurs, les dialogues, les décors, les costumes, tout sonne tellement
faux (à l'image de toutes les productions AB de l'époque, ou, plus récemment, Le Groupe) que c'est forcément volontaire.

Le Groupe, sorte de sous-Friends sous-joué où ils ont osé confier un des rôles principaux à un roux (seuls Jérémy Michalak et Sandra Lou s'en sont tirés par la suite, je leur tire mon chapeau
car c'est une sacré casserole).
C'est pas possible autrement. Quel cerveau malade trouverait ça bien et réaliste? Mais en même temps, pourquoi faire une merde pareille? Comment peut-on combiner autant de mauvais talents et les
payer pour ça?
Mais d'un autre côté, et c'est là le plus grand des mystères, pourquoi ça marche?
Sachez, et tremblez, que j'ai vu de mes propres yeux quelqu'un rire devant Les Filles d'à Côté. Je ne sais plus ce qu'il se passait, sûrement un non-gag non-joué, et cette personne a rigolé.
C'est peut être cet aspect factice qui plait tant : on sait que c'est faux, que personne ne peindrait ses murs de cette couleur, ni même que personne ne vivrait ces situations, et on a besoin de
ça, de rêver pour pas cher. D'éteindre sa télé et de se dire "ah, je suis bien content de ne pas être Jérémy Michalak, je ne suis pas obligé de porter des t-shirts jaunes et des baskets
assorties."
Ou alors le genre humain est irrécupérable.
Ma soeur sort de chez le médecin et c'est officiel : elle n'a pas la grippe A. Je dois écrire un mot dans son cahier de
liaison et appeler le lycée demain matin pour leur dire qu'elle ne pourra pas assister aux cours demain non plus. C'est donc ça élever un enfant? Je ne comprends pas ce qui motive les gens à en
faire.
Du coup il va falloir que je trouve une autre excuse pour ne pas aller travailler.
Jérémy est passé vite fait jeudi dernier, le temps de me montrer des extraits du dernier Seagal (où il COURT, ce qu'on n'a pas vu depuis, pfiou, des années) et me parler de son court-métrage,
dont je dois faire le storyboard de quelques scènes. A la base il devait filer le boulot à un vrai storyboarder qui lui a dit : "ça fera 200 euros" (pour les dessins de trois scènes). Comme je
suis un bon copain, je lui ai dit : "je te le fais pour 140 euros".
Ce qui fut une révélation pour moi : je me suis clairement trompé de carrière (ce que je savais déjà).
Quand je vois les dessins que peut faire ma soeur (qui a 16 ans et dessine beaucoup dans le cadre de ses études), je ne peux m'empêcher de penser à ce que je pourrais faire maintenant si
j'avais suivi le même cursus.
Je serais là, bien pépère, me faisant des couilles en or en demandant 200€ à des aspirants réalisateurs fauchés pour une vingtaine de cases toutes petites.
Ce serait bien que ça marche son film, qu'il puisse le faire : déjà, son scénario est très bon, et si il y arrive et qu'il devient connu je suis sûr que je pourrais faire un très bon
parasite.
De temps en temps je pondrais une histoire (ah ah, je garde toujours sous le coude mon truc de zombis et de super héros) et je demandrais à Jérémy ou à un de ses copains de me l'acheter.
Bref, comme je ne sais pas dessiner et que Jérémy ne me demande que des voitures ou des trucs étranges comme des cafetières, ça me prend du temps, ce qui fait que j'ai des soirées très
occupées.
D'autant plus que Jérémy, toujours lui, m'a fait découvrir le site Yearbook Yourself, et que je
passe beaucoup de temps dessus. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un site qui permet de mettre votre tête sur les photos d'étudiants des années 50 à 2000. L'occasion pour moi
d'observer que mon ravissant visage traverse les époques sans paraitre démodé.
1952
1958
1966
1996.
J'ai vraiment une tête de con sans mes lunettes.
J'en posterai de temps en temps, comme ça, de moi et de ma copine, ou de ma soeur, bref, il y en aura d'autres à venir car il y a vraiment de quoi faire avec ce site.
DIMANCHE MIDI.
"Ouais allo?
-LA DONNA E MOBILE
QUAL PIUMA AL VENTO
MUTA D'ACCENTO
E DI PENSIERO...
-C'est qui?
-Ca doit être Thomas, il se fait chier.
Thomas, c'est mon frère le glandeur. Comme ma mère est là pour le week-end avec ma soeur (à partir de ce jour, ma soeur Fanny vit avec nous pour l'année scolaire), ou il s'ennuie vraiment,
ou il n'a plus internet et il ne peut plus jouer à Ragnarok Online, ou alors il a faim.
-SEMPRE UN A MABILE
LEGGIADRO VISO
IN PIANTO O IN RISO
E MENZOGNERO
-Ah, non, c'est de l'italien, c'est Jérémy!
-Ah ah, qu'il est con!"
Je le rejoins dans les dernières notes, et il raccroche. Il a trop de temps libre, si vous voulez mon avis.
***
LUNDI.
Après un entretien avec le directeur de l'école et nous avoir ramené le réglement intérieur de son lycée, ma soeur et nous sommes en mesure d'affirmer que ma mère a encore trouvé un lycée
catholique, pour le plus grand bonheur de Fanny (qui sera désormais un personnage récurrent du blog), qui devra, entre autres, enlever le piercing de sa narine (le directeur n'a rien dit pour
ceux de ses oreilles, elles les avaient cachées avec ses cheveux).
C'est un peu l'angoisse pour elle mine de rien, elle doit prendre le BUS et le RER avec son PASS NAVIGO, avant elle habitait en Ardèche, elle allait au bahut en CHEVRE.
Mais bon, je pense que ça va aller pour elle, elle a réussi à faire caca ce matin.
On ne le dit pas assez, mais The Great Mustache est clairement un blog de rebelles qui se contrefout des conventions et de
la bienséance : a-t'on déjà vu un titre pareil sur un blog? LA MERDE, c'est quand même virulent, ça annonce la couleur non? "Ouh, attention, ce que vous allez lire est subversif, y a des gros
mots!"
C'est vraiment un blog super.
Mais ça n'empêche pas qu'en ce moment, c'est la merde.
Depuis peu, les ennuis s'accumulent et je n'en vois pas le bout.
Tout a commencé avec les impôts.
Les impôts, ça fait chier.
Puis après, on a reçu la lettre de ces connards de chez Foncia où ils nous disaient qu'on leur devait 560 euros.
Et juste après, les impôts fonciers, que je n'ai pas payé tiens, ça m'y fait penser.
Il y a quelques jours, le sol de notre salle de bain s'est affaissé : cette pièce est légèrement réhaussée par rapport au reste de l'appartement, et une fuite a fait moisir les pauvres
planches recouvertes de lino.
Hier matin, vers 11h30, Julie m'appelle au boulot pour me dire qu'il n'y a plus d'eau. Le soir, ça tombait bien, réunion de copropriété, j'allais pouvoir vérifier si ça ne concernait que
nous ou tout l'immeuble.
En fait ça touchait tout le monde, l'occasion pour toutes les personnes présentes de faire connaissance et de se serrer les coudes face à l'adversité représentée par le secrétaire de ces connards
de chez Foncia, qui était très étonné et qui a affirmé que ça ne devait venir que de l'un de nous qui avait bricolé et qui avait coupé l'eau de l'immeuble sans prévenir personne.
"Non non, on vient de vérifier, le robinet est ouvert.
-Moui, bon, heu, monsieur là, vous avez une parabole devant et vous n'avez pas le droit d'en avoir une.
-Oui, ce sont les précédents locataires qui l'ont installée, je vais l'enlever.
-De toute façon, vous êtes orienté sur quoi là?
-Oh, Hot Bird je pense.
-Et vous captez quoi avec ça?
-Les chaines orientales.
-Ah oui je vois, Al Qaeda quoi, AH AH AH AH. Oh, bon, ça va, je rigole, je rigole."
Après le départ du mec de ces connards de chez Foncia, on a appelé Veolia, et ils nous ont dit qu'on nous avait coupé l'eau parce que le syndic n'avait pas payé la facture.
Ce week end, j'heberge ma soeur de presque 16 ans pour la durée de l'année scolaire. J'ai 27 ans et déjà une ado à charge (c'est pire pour ma copine, elle va se taper deux ados à charge). Elle
vient d'Ardèche, je vais devoir lui apprendre les rudiments de la vie moderne, ce qui représente beaucoup de responsabilité.
Et à tout ça s'ajoute un travail qui me dégoute toujours plus et qui me fout une boule au ventre qui grossit chaque jour. Je ne suis pas sûr, mais je crois que j'ai un ulcère.
***
Ce matin, un peu avant midi, je ne tenais plus, on n'avait toujours pas d'eau courante, j'ai appelé une copine qui habite à côté et dont je garderais secrète l'identité pour lui demander si je
pouvais aller faire caca chez elle. Au moins une chose qui s'améliore.
ils l'ont dit