Jeudi matin, j'ai pris mon petit déjeuner devant Les Années Fac (petit déj' pas terrible d'ailleurs : ma tartine
avait un drôle de goût : je ne rangerai plus le beurre à côté d'un oignon entamé dans le frigo). Quel meilleur moyen de commencer la journée?
Sérieux, si vous en connaissez un, dîtes le moi, je suis preneur, c'est vraiment trop nul Les Années Fac.
C'est tellement nul que j'en suis arrivé à la conclusion que tout est fait exprès. Les décors, la photographie, le jeu des acteurs, les dialogues, les décors, les costumes, tout sonne tellement
faux (à l'image de toutes les productions AB de l'époque, ou, plus récemment, Le Groupe) que c'est forcément volontaire.

Le Groupe, sorte de sous-Friends sous-joué où ils ont osé confier un des rôles principaux à un roux (seuls Jérémy Michalak et Sandra Lou s'en sont tirés par la suite, je leur tire mon chapeau
car c'est une sacré casserole).
C'est pas possible autrement. Quel cerveau malade trouverait ça bien et réaliste? Mais en même temps, pourquoi faire une merde pareille? Comment peut-on combiner autant de mauvais talents et les
payer pour ça?
Mais d'un autre côté, et c'est là le plus grand des mystères, pourquoi ça marche?
Sachez, et tremblez, que j'ai vu de mes propres yeux quelqu'un rire devant Les Filles d'à Côté. Je ne sais plus ce qu'il se passait, sûrement un non-gag non-joué, et cette personne a rigolé.
C'est peut être cet aspect factice qui plait tant : on sait que c'est faux, que personne ne peindrait ses murs de cette couleur, ni même que personne ne vivrait ces situations, et on a besoin de
ça, de rêver pour pas cher. D'éteindre sa télé et de se dire "ah, je suis bien content de ne pas être Jérémy Michalak, je ne suis pas obligé de porter des t-shirts jaunes et des baskets
assorties."
Ou alors le genre humain est irrécupérable.
ils l'ont dit