Voilà une question très intéressante qui saura suciter, j'en suis sûr, un vif débat chez les plus mélomanes d'entre vous. Car la musique, qu'on le désire ou non, fait partie intégrante de notre quotidien, et je pense qu'avant d'aller un peu plus loin dans l'avancée de mes arguments, établir un petit historique de la musique pourrait égayer cet exposé et vous permettre de briller en société lors de soirée mondaines. Et pour briller encore plus, que dis-je briller? éblouir! lors de ce genre de festivités, organisez chez vous une soirée "Trivial Pursuit" et apprenez par coeur les réponses aux questions des trente première cartes. Succès garanti! Vous passerez pour un érudit aux yeux de vos amis, qui graviteront désormais autour du petit centre culturel que vous êtes devenu en l'espace d'une soirée. Il est maintenant temps pour vous de les épater en racontant les origines controversées de la musique telle qu'elle nous est relatée dans l'essai "La Musique sent bon pour les Non-Voyants" du musicologue Friedrich A. Schnauzbart.
Comme beaucoup de grandes inventions (le slip, la bombe A, le parcmètre...), la musique eut une naissance tout à fait fortuite et n'était pas destinée à connaitre le succès qu'elle a aujourd'hui.
Tout a débuté en Bavière, en 1559, où un jeune peintre inconnu, Popol de Paimpaul, essayait de percer dans le milieu déjà fermé à l'époque de l'art. Il travaillait la journée pour payer son matériel comme valet de chambre dans le chateau d'une famille de notable de la région. L'emploi n'avait rien de fascinant en lui même, mais il était logé et les servantes acceptaient de poser pour lui contre une petite somme en espèces. Popol s'était entiché de la servante rondelette Icke, une norvegienne au sang chaud que tout le monde surnommait "Crottedeb". Elle passait beaucoup de temps avec Popol, qui appréciait d'autant plus sa compagnie qu'elle posait gratuitement. Seulement voilà : à une époque où le Spasfon n'existait pas et où on soignait les gens à coups de couteau dans les artères, Icke avait de grave soucis de digestions qui la faisaient flatuler bruyamment à tous vents. Popol de Paimpail, malgré toute l'affection qu'il portait à la demoiselle, se sentait souvent gêné dans son travail par ce genre d'interruptions, aussi il essayait souvent de masquer ces petits bruits par des tapements de pieds et le son soyeux du pinceau sur la toile. Et en procédant ainsi il s'aperçut qu'il pouvait créer des rythmes plus ou moins complexes auxquels il ajouta un beau jour de printemps sa voix fluette, et aussi simplement que ça, la musique fut inventée, Icke la muse de Popol donnant son nom si peu mélodieux à cette formidable invention dont les deux amants n'avaient aucune idée de la portée. Bien évidemment, le concept fut repris et commercialisé plus tard par l'aristocratie et Popol de Paimpaul ne toucha pas un kopek, mais que voulez-vous mes bons amis, comme l'a si bien dit le poète : "Ah bah oui c'est la vie / Allons cueillir la rose."
Après cette page d'histoire poignante, il est temps d'aborder notre principal sujet, la vie avec ou sans musique. Si on interroge les français à ce propos, tous vous répondront qu'ils ne peuvent pas vivre sans musique. Que ce soit en voiture, aux toilettes ou en faisant l'amour, les français chantonne des airs qu'ils apprécient. Chez la population jeune, la musique tient une place très importante dans leur vie, jusqu'à ce qu'ils découvrent les joies de l'amour à deux. Si on les observe avec attention et bienveillance, on peut observer six grands groupes qui se détachent : 1) ceux qui aiment le rap ; 2) ceux qui aiment le rock bien lourd (Slipknot, Korn, etc.) ; 3) ceux qui aiment le rock gnan-gnan mais qui se la jouent indé (Kyo) ; 4) ceux qui écoutent du reggae ; 5) ceux qui croient aimer la musique (Jean-Jacques Goldman est leur "artiste" préféré) ; 6) ceux qui ont bon goût. En fait si on regarde bien, ceux qui écoutent du rock bien lourd sont assez virulents en ce qui concerne leur bon goût, mais en fait ils essaient juste de réagir à la Star Academy, de leur façon un peu conne.
A la lumière de ces explications et de ces témoignages incroyables de véracité historique, on peut donc conclure en disant qu'on ne peut pas vivre sans musique, mais que par contre on peut très bien vivre sans Jean-Jacques Goldman.

ils l'ont dit