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The Great Mustache vous parle de tout

Mercredi 15 juin 2005

Voilà une question très intéressante qui saura suciter, j'en suis sûr, un vif débat chez les plus mélomanes d'entre vous. Car la musique, qu'on le désire ou non, fait partie intégrante de notre quotidien, et je pense qu'avant d'aller un peu plus loin dans l'avancée de mes arguments, établir un petit historique de la musique pourrait égayer cet exposé et vous permettre de briller en société lors de soirée mondaines. Et pour briller encore plus, que dis-je briller? éblouir! lors de ce genre de festivités, organisez chez vous une soirée "Trivial Pursuit" et apprenez par coeur les réponses aux questions des trente première cartes. Succès garanti! Vous passerez pour un érudit aux yeux de vos amis, qui graviteront désormais autour du petit centre culturel que vous êtes devenu en l'espace d'une soirée. Il est maintenant temps pour vous de les épater en racontant les origines controversées de la musique telle qu'elle nous est relatée dans l'essai "La Musique sent bon pour les Non-Voyants" du musicologue Friedrich A. Schnauzbart.

Comme beaucoup de grandes inventions (le slip, la bombe A, le parcmètre...), la musique eut une naissance tout à fait fortuite et n'était pas destinée à connaitre le succès qu'elle a aujourd'hui.

Tout a débuté en Bavière, en 1559, où un jeune peintre inconnu, Popol de Paimpaul, essayait de percer dans le milieu déjà fermé à l'époque de l'art. Il travaillait la journée pour payer son matériel comme valet de chambre dans le chateau d'une famille de notable de la région. L'emploi n'avait rien de fascinant en lui même, mais il était logé et les servantes acceptaient de poser pour lui contre une petite somme en espèces. Popol s'était entiché de la servante rondelette Icke, une norvegienne au sang chaud que tout le monde surnommait "Crottedeb". Elle passait beaucoup de temps avec Popol, qui appréciait d'autant plus sa compagnie qu'elle posait gratuitement. Seulement voilà : à une époque où le Spasfon n'existait pas et où on soignait les gens à coups de couteau dans les artères, Icke avait de grave soucis de digestions qui la faisaient flatuler bruyamment à tous vents. Popol de Paimpail, malgré toute l'affection qu'il portait à la demoiselle, se sentait souvent gêné dans son travail par ce genre d'interruptions, aussi il essayait souvent de masquer ces petits bruits par des tapements de pieds et le son soyeux du pinceau sur la toile. Et en procédant ainsi il s'aperçut qu'il pouvait créer des rythmes plus ou moins complexes auxquels il ajouta un beau jour de printemps sa voix fluette, et aussi simplement que ça, la musique fut inventée, Icke la muse de Popol donnant son nom si peu mélodieux à cette formidable invention dont les deux amants n'avaient aucune idée de la portée. Bien évidemment, le concept fut repris et commercialisé plus tard par l'aristocratie et Popol de Paimpaul ne toucha pas un kopek, mais que voulez-vous mes bons amis, comme l'a si bien dit le poète : "Ah bah oui c'est la vie / Allons cueillir la rose."

Après cette page d'histoire poignante, il est temps d'aborder notre principal sujet, la vie avec ou sans musique. Si on interroge les français à ce propos, tous vous répondront qu'ils ne peuvent pas vivre sans musique. Que ce soit en voiture, aux toilettes ou en faisant l'amour, les français chantonne des airs qu'ils apprécient. Chez la population jeune, la musique tient une place très importante dans leur vie, jusqu'à ce qu'ils découvrent les joies de l'amour à deux. Si on les observe avec attention et bienveillance, on peut observer six grands groupes qui se détachent : 1) ceux qui aiment le rap ; 2) ceux qui aiment le rock bien lourd (Slipknot, Korn, etc.) ; 3) ceux qui aiment le rock gnan-gnan mais qui se la jouent indé (Kyo) ; 4) ceux qui écoutent du reggae ; 5) ceux qui croient aimer la musique (Jean-Jacques Goldman est leur "artiste" préféré) ; 6) ceux qui ont bon goût. En fait si on regarde bien, ceux qui écoutent du rock bien lourd sont assez virulents en ce qui concerne leur bon goût, mais en fait ils essaient juste de réagir à la Star Academy, de leur façon un peu conne.

A la lumière de ces explications et de ces témoignages incroyables de véracité historique, on peut donc conclure en disant qu'on ne peut pas vivre sans musique, mais que par contre on peut très bien vivre sans Jean-Jacques Goldman.

Par Kolia
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Jeudi 16 juin 2005

Je travaille dans le rayon librairie d'une grande chaine de magasins qui se veut culturelle, section bandes-dessinées. Ce qui ne veut pas dire que je suis un libraire : mon travail consiste, mon travail mais aussi celui des véritables libraires, ceux qui ont un diplôme de libraire et tout, à ranger 150 BD dans un espace prévu pour 30. Le job avait l'air facile au début, mais il s'est révélé vite fastidieux et frustrant : le but ici n'est pas d'avoir des rayons fournis de titres de qualité multiples et variés mais de vendre le plus possible du dernier gros titre en date (en ce moment c'est du Dan Brown et du Marc Lévy, c'est super motivant, et pour les BD c'est du Arleston alors c'est pas mieux...)

Ajoutez à ça des clients débiles qu'il faut prendre par la main en permanence en leur expliquant comment marche l'ordre alphabétique et vous avez une idée de l'intérêt que je porte à cet emploi.

Ceci dit on a droit chaque jour à notre client complètement con qui n'a jamais ouvert un livre de sa vie mais qui essaie pourtant de se donner des attitudes de rat de bibliothèque. Je ne critique pas le fait qu'il ne lise rien, moi même ne lis pas autant que je le souhaiterais, mais le fait que le client se la dilate à mort. L'autre jour c'est tombé sur un de mes collègues, une dame qui cherchait un ouvrage sur Einstein écrit par une femme. C'est le genre d'indication inutile qui ne nous aide absolument pas à trouver un livre, mais les clients ne doutent de rien et sont persuadés que si on "regarde sur l'ordinateur" on trouvera forcément le livre qu'ils recherchent. J'imagine parfaitement mon collègue taper sur l'ordinateur sans la case "Titre" : "Einstein" et dans la case "Auteur" : "une femme." La belle affaire.

Néanmoins mon collègue est très consciencieux, il panique assez rapidement et est aussi déçu que le client quand il n'a pas trouvé un livre. Il faut le voir tout remuer et demander à tout le monde si tel ou tel livre existe, la sueur perlant à son front et sous ses bras, les yeux perdus cherchant un point d'accroche, un visage amical ou un pigeon à qui refiler le client... Mais là, avec cette bonne femme et son bouquin, il en est presque à abandonner, il a essayé tout ce qu'il pouvait trouver sur Einstein, mais rien ne semblait convenir à cette emmerdeuse.

Et puis d'un coup, il a trouvé ce que cherchait la cliente. Quand je lui demande comment il a fait, il ne l'explique pas, il me donne une réponse évasive sur "l'association d'idée" ou un truc dans le genre. Car le livre sur Einstein écrit par une femme que cherchait cette grosse dinde, c'était Frankenstein, de Mary Shelley. Et quand il a donné son livre à cette connasse bouffie d'ingratitude et stupidité congénitale, elle ne s'est même pas excusée ni sentie embarrassée de son ignorance.

Et après Guy Carlier vient nous parler de la génération des 18-25 ans en employant les termes "Génération Playstation", ce qui est très péjoratif dans sa bouche de frustré masturbatoire qui n'arrive même plus à voir son pénis en rentrant son ventre flasque et pendouillant, comme si sa génération était plus maligne que celle sus-nommée.

Allez vous faire mettre, Monsieur Carlier.

Par Kolia
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Mardi 21 juin 2005

Il y a des jours où l'envie de coller des étiquettes de façon plus ou moins arbitraire et d'avoir des préjugés sur tout et n'importe quoi se fait de plus en plus forte, au point de céder à des bassesses du genre : "les roux puent", "les parisiens sont des cons" (si on habite la provence), et inversement "les provenciaux sont des cons" (si on habite Paris donc. Par contre, si on habite la banlieue, les parisiens vous prennent pour des paysans et donc pour des cons, et les provinciaux pour des citadins donc pour des cons. Pas facile la vie de banlieusard.)

Et aujourd'hui était un de ces jours. La fatigue accumulée des jours précédents passés à faire des folies de mon corps dans des lieux exotiques et à la limite de l'indécence a pris le dessus dès ce matin où je suis parti en bougonnant au travail. En plus mon bus n'est pas passé et j'ai du donner l'heure a un étudiant, ce qui a vraiment fini de me mettre de mauvais poil. Saleté d'étudiants. Ils croient incarner la sagesse et notre futur (qui s'annonce un peu pourri sur les bords, soit dit en passant), alors que ce ne sont rien d'autre que des petits salopards assistés dans tout ce qu'ils font. Je me demande comment certains font pour trouver des copines. Je suis moi même un étidiant, mais je n'ai pas de petite amie, alors on ne peut pas me mettre dans le même panier que ces petits salopards. En plus mes cheveux sont toujours propres. Un étudiant a les cheveux gras, la voix pateuse et l'oeil hagard. Parole.

Pourtant, quand on tape "étudiant" dans la section "image" de Google, on tombe sur ça :

Deux jeunes, bien dans leur peau, blancs, souriants face à la vie, le petit pull posé sur leurs épaules. Ils sont sûrement en fac de droit, ou en BTS Compta. Ils sont ensembles, mais je ne suis pas sûr qu'ils s'aiment. Ils sont juste bien assortis. Il joue au foot et aime les grosses voitures, elle écoute Jean Jacques Goldman et Calogero, parce qu'elle aime le rock aussi. Plus tard ils auront un petit pavillon avec un jardin, trois enfants en un chien. Ils feront des barbecues le week end avec leurs parents. J'arrête là ça me fait trop flipper.

Voici donc à quoi ressemble un étudiant su Google. C'est plutôt différent de ce que j'ai décrit n'est ce pas? Cela veut-il donc dire que les a priori que les gens sont faux? Il n'y a là qu'un pas que nous allons franchir gaiement, hop là mes bons amis! Si on tient compte du fait que Google est le point de vue auquel se réfèrent les masses, leur vision de l'étudiant est fausse, donc on peut imaginer que ce qu'ils pensent en général est faux, ce qui veut alors dire que les roux ne puent pas, CQFD.

Une fois de plus, la voix de la vérité a parlé et rétablis l'ordre des choses.

Par contre j'irais pas jusqu'à dire que les provinciaux ne sont pas des cons : au fond ils ne sont pas comme nous ces gens là, ils n'ont même pas l'eau courante.

Par Kolia
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Mercredi 22 juin 2005

Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, et il faut qu'ils soient aveugles, étudiants, ou profondément débiles (parfois même les trois), l'été est à nos portes. Les jours rallongent et les jupes raccourcissent et je suis le roi du monde. Tous ces bras dénudés, ces décolletés à peine dévoilés, mesdames, mesdemoiselles, je ne sais plus où donner de la tête. Ah, vous me comblez de joie.

Par contre ça ne fait pas plaisir à leurs mecs.

Et parfois on se retrouve avec plusieurs collègues de sexe masculin à l'affut en train de mater comme des gros vicieux des mineures, ce qui nous fout très mal à l'aise. Je dirais pour notre défense - et le premier démago qui dit que ça ne lui ai jamais arrivé, je lui casse la gueule, ou je l'insulte si il est plus grand que moi - qu'il est très difficile pour nous de deviner l'age d'une jeune femme, à une époque où l'apparence extérieure prime sur la beauté du coeur. Elles portent toutes des strings de plus en plus jeune, se maquillent comme des ratons laveurs et...

Petit apparté zoologique. Savez-vous pourquoi les ratons-laveurs s'appellent des ratons-laveurs? La réponse à cette question est aussi mignonne que véridique : parce qu'ils lavent leur nourriture avant de la manger. Oui, mais encore? Pourquoi lavent-ils ce qu'ils vont manger? Et bien là encore la réponse est toute simple et assez étonnante ma foi : les ratons-laveurs sont des animaux mal finis qui n'ont pas de glandes salivaire, et ils mouillent ce qu'ils vont ingurgité pour pouvoir le digérer plus facilement. N'est ce pas incroyable? La nature n'est-elle pas merveilleuse? On ne peut que s'esbaudir devant tant d'ingéniosité et applaudir des deux mains, ou des deux mieds, pour ceux qui aurait raté une marche de l'évolution et qui n'auraient pas de pouces opposables. 

The Great Mustache, un blog où on apprend plein de trucs qui ne servent à rien sur la vie des animaux dont on se fout complètement. Vous aussi, faites partie de cette communauté de fans grandissant chaque jour et apprenez plein de choses, et discutez-en aves vos proches, faites circuler cette adresse! ( Voilà une publicité très audacieuse.)

Donc les jeunes se maquillent beaucoup, et mon véritable problème, pour moi qui ne me fait draguer exclusivement que par des vieilles, des hommes ou des mineures, c'est que je me retrouve fréquemment dans la situation où une pucelle de treize ans me fait de l'oeil.

Quel embarras. Donc, à tous les pères de famille qui me lisent, pitié, par pitié, surveillez vos filles bon sang de bonsoir. De mon temps, une culotte taille grand mère petit bateau, un gros col roulé, un pantalon sans forme, et on arrivait à succomber malgré tout aux charmes féminins de ces donzelles. Mais de nos jours, à de nos jours ma pauvre dame, c'est plus comme avant! Ca non.

Tout ça c'est la faute à Lorie.

Par Kolia
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Jeudi 23 juin 2005

L'été, toujours présent dans mes pensées en cette période propice aux rencontres lors de longues balades en solitaire sur les bords de plage, commence un peu à me courir sur le haricot car je n'aime pas tellement la chaleur etouffante qui reigne dans la capitale et ses alentours. Quand il y a du vent, ce n'est qu'une brise chaude de pot d'échappements mélée à des insectes variés qui restent collés à la sueur de votre peau. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas le genre de chaleur qui rêgne à Pointe à Pitre, où le vent marin nous apporte sa fraicheur salutaire et des odeurs inidentifiables. Ah, la mer, cet horizon bleu sans limite vide de tout obstacle qui s'ouvre devant nous comme une infinité de possibilités qui n'attendent que d'être saisies...

J'aime beaucoup me baigner dans la mer. Dans les rivieres aussi d'ailleurs. Mais dans les rivières il n'y a pas de sel, et on flotte moins facilement, mais par contre l'eau est plus douce sur ma délicate peau de bébé. Quand on est dans l'eau, on se sent léger et heureux - tous les gros vous le diront.

Mais voilà, ça fait trois ans que je n'ai pas trempé un orteil dans la Méditerranée ou dans la Drôme. J'ai essayé l'océan Atlantique, il y a deux ans maintenant, mais la mer était tellement retirée par la faute de la Lune (qui n'a que ça à faire de retirer l'eau quand je veux me baigner : si même les astres sont contre moi...) que finalement je suis resté sur la plage à bronzer. Mais bronzer en Bretagne, ah ah! on n'a jamais vu ça. Si les bretons sont rougeauds, c'est pas à cause du soleil qui brille par son absence dans leurs cieux, c'est parce qu'ils boivent beaucoup de cidre pour se réchauffer, alors qu'un homme de bon goût se réchauffera auprès d'un bon feu de cheminée, un verre de brandy à la main et un cigare aux lèvres. C'est pour cela que nous pouvons dire que les bretons ne sont pas des gens comme nous, et que je m'écarte du sujet.

Alors, pourquoi diable ne me baignè-je plus, moi qui adore sentir la sensation délicate de l'eau se glisser dans les plis les plus intimes de ma sensuelle anatomie (et ceux qui se baignent nus savent de quoi je parle ; je me permet de parler de mon corps en utilisant les mots "sensuelle anatomie" car je sais que personne n'osera me contredire : qui peut se vanter sur ce blog de m'avoir vu à poil? hein? Pas toi en tous cas magnifique femme féline aux yeux de braise qui m'a volé mon coeur en me montrant ton cul)? Parce qu'il y a toujours un petit salopard pour pisser dans l'eau. Ca me dégoute. Sérieusement, ça me répugne. Vous verrez toujours un père de famille porter sa gamine au bord de l'eau (ah bah oui, faut pas qu'elle se mouille les pieds hein) et la faire pisser, et après ce même père se baigner à l'endroit même où sa tendre et incontinente progéniture s'est soulagée - à croire qu'en plus d'être crade, il est con. C'est pour ça que le bord de l'eau de mer est toujours plus chaud : tous les petits urinent à cet endroit, aidés de leur gentil papa.

Voilà pourquoi j'aime Paris Plage : au moins tout le monde est conscient que la Seine est dégueulasse et personne ne s'y baigne. Mais personne ne pisse dedans pourtant...

Merci, monsieur Delanoë.

Par Kolia
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Mardi 28 juin 2005

 Vous voulez tout savoir sur le premier chapitre de prochain Harry Potter? Alors vous êtes au bon endroit! puisque je vous le transmet en intégralité et traduit par mes soins, et cela TOTALEMENT GRATUITEMENT. Merci qui? 

J'ai eu une copie du manuscrit de J.K. Rowling photocopié par sa femme de chambre qui l'a revendu à prix d'or à Walter, le correspondant anglais de mon ami Jean-Michel qui a bien voulu me le préter pour une journée contre la totalité de ma collection de cartes Star Wars. Je l'ai bien eu, il n'avait pas pensé que je pourrais faire des photopies moi aussi, ah ah!

 

 

 

Bien évidemment, cela est faux. C'est un tissu de mensonge. Je n'ai pas plus de copie du premier chapitre du prochain Harry Potter que de fille dans mon lit. J'ai écrit ça dans le but de ramener plus de monde sur mon blog, et j'espère que ça va marcher : quand un gugus tapera "Harry Potter", il verra mon blog avec marqué en dessous les mots "exclusivité" et "premier chapitre inédit", et plein de points d'exclamation super accrocheurs, et il ne pourra pas resister à la tentation de cliquer sur the.great.mustache, hin hin hin! (rire démoniaque) 

N'importe quelle bassesse tous les coups de pub bon marchés sont bons pour moi.

Ceci dit, ce genre de messages foisonnaient un peu partout sur le net quelques temps avant la sortie de Harry Potter et l'ordre du Phenix. Il y avait tout un tas de sites de fans qui disaient avoir une copie EXCLUSIVE du premier chapitre et ils affirmaient ne pouvoir en dévoiler sur le net que quelques extraits parce que ouh là là déjà que c'était dangereux ce qu'ils faisaient alors hein bon, s'il vous plait. Alors à la lecture desdits extraits on se fendait bien la gueule car même un gamin de quatre aurait repéré que c'était un bon gros canular qui ressemblait à ça (je le rapporte de tête, mais je ne pense pas trop me planter, c'était vraiment dans cet esprit là) :

"Harry Potter s'ennuyait chez les Dursley quand il aperçut au loin Coq, le hibou de la famille Weasley, transporter un paquet bien trop gros pour lui. Car une fois de plus, Harry, dans sa morosité, avait oublié que c'était son anniversaire. [...] Le paquet contenait trois pierres magiques qui offraient, selon la lettre de Ron, son meilleur ami, "la capacité de changer de taille à volonté : la rouge fait devenir grand, la bleue petit et la blanche rend la taille d'origine. Il suffit pour les utiliser de les serrer fort dans ses mains et de dire la formule "Tailla Changeo!" La lettre continuait en racontant la suite de ses vacances..."

Vous voyez le genre. Ca continuait comme ça sur deux ou trois pages. Mais le plus rigolo, c'est que deux ou trois versions différentes circulaient, et on les retrouvait sur plusieurs sites de gros fans purs et durs qui racontaient chacun comment ils avaient réussi à se procurer cette copie et à quel prix, ou comment Machin s'était introduit chez J.K. Rowling en douce, etc. On trouvait malgré toutes les versions les même éléments, comme les pierres magiques et deux ou trois autres trucs. Les mecs à l'origine de cette blague avaient fait un gros travail ceci dit : on sentait bien les gros malades qui avaient épluché chaque page de chaque livre afin d'en soutirer le maximum d'information.

Mais là, cette année, à une quinzaine de jours de la sortie anglaise des prochaines aventures du casse-couilles à lunettes (attention, je l'aime beaucoup, quand je dis casse-couilles, c'est très amical), et bien rien. Je n'ai pas tellement fouiné non plus, mais il y a deux ou trois ans, quand L'Ordre du Phenix est sorti, on trouvait en exclusivité le premier chapitre un peu partout, rien qu'en tapant "Harry Potter" sur Google. Peut-être que les auteurs du canular précédent avaient moins de temps libre cette année.

Par Kolia
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Jeudi 30 juin 2005

En ces temps superficiels et aux orientations sexuelles troubles où être original est le maître-mot de toute une génération de jeunes et de vieux qui veulent leur ressembler (qualle phrase introductive formidable! Elle était d'actualité il y a trente ans et le sera encore dans trente), quel est le meilleur moyen de paraître unique aux yeux de nos contemporains?

La façon de s'habiller bien sûr. Les habits reflètent la véritable personnalité d'une personne, c'est bien connu, ils révèlent le grain de folie qui anime un type (quand on est bien sapé et qu'on clame à qui veut l'entendre qu'on passe nos journées à faire des trucs de malade, comme des blagues téléphoniques, on est classe et cool), ou la tristesse et les pensées suicidaires qui habitent un autre et qui le maintiennent en vie (oui oui, malgré tout), ou encore l'appartenance à un groupe de personnes (quand on est à la mode, on s'habille comme ses copains).

Si on veut faire des catégories, ce qui fait partie de mes passe-temps favoris, on observe cinq groupes majoritaires auxquels se rattachent quelques groupuscules d'importance moindre.

Le premier, et j'en parle en premier parce qu'il faut bien commencer par quelque chose, n'allez pas croire que ce sont mes chouchous, ce sont ceux que les médias appellent de façon pratique mais inexact les "fashion victims." Les fashions victims sont au top de la mode, qui, en ce moment, est un revival putride de ce qui se faisait de pire dans les années 80. Ils portent souvent des jeans troués (attention : les fashion victims n'ont pas de temps à perdre à user leur pantalons, ils les paient plus chers déjà troués, ce qui fait que chacun à son froc usé de la même façon que son voisin - à ce propos je revend certains articles de mode m'ayant appartenus, me contacter sur ce site), des top (en langage mode, on ne dit pas un haut, mais un top) moulants à paillettes (même pour les hommes), des chaussures-trop-la-classe et des lunettes de soleil larges qui ne protègent pas du soleil. Pour donner une notre cohérente au tout, une coupe de cheveux très élaborée, qui va du placage de tifs vers l'arrière façon rital au n'importe quoi stylé. Les fashion victims sont très souvent méprisées par le reste de la population à cause de leur air hautain et de l'odeur d'argent qui se dégagent d'elles. Je connais un puceau qui porte sur lui l'équivalent d'un mois de mon salaire. Ca fait mal hein?

Le second groupe est plus problèmatique. Tout en lui prête à rire, mais ses membres se prennent très au sérieux : habillés comme des crétins daltoniens, il arborent avec fierté des survêtements aux couleurs unies et criardes, le tout assorti d'une casquette ou d'un bonnet péruvien. Peu ou pas originaux, ils s'inspirent essentiellement de leurs cousins afro-américains, qui eux ont de véritables problèmes liés à leur environnement et leur société. Ces personnages affirment leur individualité en affichant fièrement sur le torse la marque qu'ils aiment. Les sportifs en sont une sous-catégorie.

Le troisième groupe, ce sont les anarchistes. Les anarchistes refusent la société de consommation et le diktat de la mode et ne s'habillent qu'en vert kaki. Ils portent des t-shirt kakis, des sweat à capuches kakis (quelques excentriques en metent des noires, mais ils ne sont pas très bien vus par les autres), des pantalons kakis et des gros écrases-merdes récupérés dans un surplus militaire. quelque soit la saison, ils ont sur le dos un gros blouson à capuche, avec de la moumoute autour parfois. De temps en temps, sans raison particulière, ils enfilent un casquette, kakie elle aussi, et affublée de dessins et de piercing, pour peu que son propriétaire aie l'âme d'un artiste. Assortie à la casquette, un sac, toujouts kaki, avec plein de beaux messages pour la paix dans le monde, comme "Fuck Bush" et le désormais galvaudé "Peace and Love" (ce slogan a bien du vouloir dire quelque chose à une période, mais maintenant il me donne des envies de meurtre plutôt qu'autre chose). Les anarchistes n'aiment pas la mode, mais ils ont leur look propre, avec ce côté faussement négligé, mais n'espérez pas faire partie de leur clan si vous n'aimez pas le vert kaki. Les skateurs sont une branche de ce groupe, à ceci prêt qu'ils sont moins pénibles et qu'il y a de chouettes jeux vidéos sur eux.

Le quatrième peut se rapprocher des anarchistes, mais ne leur dîtes jamais ça : les gothiques. En fait il se rapproche du groupe précedent par son refus de la mode et de la société, mais à ça se rajoute un dégoût pour la musique commerciale qu'on nous assène à longueur de journée sur le poste de radio ou de télé, mais ça ne les empêche pas malgré tout de se précipiter pour acheter le best of de Marilyn Manson. Leurs apparats de prédilection sont les longs manteaux noirs, les grosses bottes cloutées, et le mascara. Si ils s'habillent comme ça, c'est parce qu'ils sont "dark" (ce n'est pas moi qui le dit, mais un collègue : il a toujours une grosse croix autour du cou, et il dit que c'est pas parce qu'il croit en Dieu mais parce qu'il est "dark" - Dieu doit se retourner dans sa tombe),qu'ils aiment les vampires et la sorcellerie, certains extrêmistes vont même jusqu'à adorer le Diable (ces couillons sataniques refusent par contre l'existence de Dieu : comment peut on croire au Diable sans croire en Dieu? Un mystère de plus à élucider). Une façon comme une autre d'exterioriser son mal de vivre après tout. Le mouvement grunge peut lui se rapprocher des gothiques dans ses pulsions morbides, mais aussi des anarchistes dans son côté "moi-j'en-n'ai-rien-à-battre-de-tout-d'abord."

Et enfin, le meilleur pour la fin, le groupe qu'on appelle celui des "gens normaux." Ils aiment porter des chemises à carreaux en coton boutonnées jusqu'au cou (parfois ils font des petites folies et s'offrent des liquettes en flannelle) qu'ils rentrent dans leurs pantalons coupe alumette (une coupe qui serre bien aux chevilles) qui tombent parfaitement sur leurs mocassins. Quand viennent les beaux jours, ils troquent leur chemise contre un polo et leur futal contre un short au dessus des genoux beige, et ils écoutent à fond Jean-Jacques Goldman, parce que ça c'est de la vraie musique, avec de belles paroles et des mélodies inoubliables.

Alors, bien sûr, comme toujours, il reste des irréductibles qui osent parader avec des chemises roses moulantes, des pantalons déchirés naturellement, des chaussettes avec des personnages Disney qui se plient en deux tellement ils se marrent AH AH AH, des slips bleus avec des étoiles oranges, des gens aux goûts incertains mais qu'on préfèrent suivre dans leur quotidien.

Merci à eux.

Par Kolia
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Mercredi 6 juillet 2005

L'actualité du jour c'était bien évidemment la défection de Paris dans sa course pour l'Olympe. J'étais en salle de pause au boulot, en train de lire une bande-dessinée (le seul avantage, et de taille, de ce job ; là je lisais Comix Remix d'Hervé Bourhis, pas mal du tout par ailleurs), et des collègues plus au fait que moi sur l'actualité avaient allumé la télé. Il y a une télévision en salle de pause depuis peu, nos délégués du personnels ont fait campagne en s'appuyant uniquement sur cet argument : "Si vous votez pour nous, il y aura une télé en salle de pause avec des fauteuils confortables." Ca a marché, ils nous représentent très mals auprès de la direction, mais ils ont tenu parole, la télé est là (avec la TNT et tout : sur France 4 y a que du théatre filmé, c'est chiant comme tout) et les sièges confortables aussi, mais seulement en salle fumeurs, qui est toute petite d'ailleurs. "Si tu fumes pas, t'as le cul plat."

Donc la télé était branchée, sur TF1, pour changer. Mes collègues n'ont pas choisi la une, c'est tout ce qu'on pouvait capter ce midi. Il y avait jean-Claude Pernault et sa grosse tête de démago qui était tout excité et qui croyait dur comme fer que Paris allait être sélectionnée, il était tout ému. En duplex de Paris, plein de gugus étaient attroupés devant l'hotel de ville où seraient retransmis en direct les résultats du vote du comité olympique, à croire que personne ne bosse à Paris en milieu de journée. Bla bla bla, Paris c'est la ville la plus belle du monde, les Français ont bon goût d'avoir une ville pareille pour capitale, quoi qu'en pense Marseille, ce genre de discours que je suis d'une oreille distraite parce que là je suis sur le point de découvrir qui a tué Mister Mercure.

"Ah, c'est le film de Luc Besson!"

Là j'arrète de lire, et je me renseigne un peu :

"Besson a réalisé un film pour Paris?

-Ben ouais, il parait qu'il a couté bonbon en plus.

-Ouh ben c'est Lelouch qui doit être déçu."

Je regarde le film réalisé pour le comité olympique, et autant vous le dire tout de suite : c'est nul. Musique vaguement techno, des Twingo de plein de couleurs qui tournent pour faire les anneaux olympiques, des basketteurs avec des ballons représentant les cinq continents, il y a même des boulangers qui nous ont fait des anneaux en baguette avec un 2012 en pain lui aussi tenu par un gamin, et une fanfare qui, heu, qui fanfaronne. Bien clippé comme il faut, avec des flash blancs pour faire mieux passer les raccords foireux.

"Ben si on n'est pas selectionné avec ça, ah ah..."

Je retourne à ma BD pour n'en ressortir qu'à l'annonce des résultats.

"LONDRES!"

Personne n'est déçu au boulot, à part les cadres en fait. Mais sur TF1, c'est le drame : Pernault n'hésite pas à dire que les anglais sont le peuple héréditerement ennemi de la France, qu'on se demande bien ce que ça peut leur foutre à ces bouffeurs de viande bouillie d'avoir les J.O. chez eux, et que tout ça c'est parce que Tony Blair a passé trois jours avec le comité olympique, "attitude anti-sportive selon certains." Hé, si Tony Blair se décarcasse et pas Jaques Chirac, on va pas aller râler non plus hein.

Ne supportant plus ce chauvinisme déplacé, je suis allé finir ma BD aux toilettes, histoire de me sentir un peu plus chez moi.

Si ça s'est pas fait à Paris, c'est la faute de Luc Besson.

Et J-P. Pernault c'est un gros con.

Par Kolia
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Samedi 9 juillet 2005

Ce week end, enfin depuis hier même, le festival Solidays bat son plein de musique et de capotes.

Solidays, ça part d'une bonne et louable intention, mais il y a quelque chose qui me gène dans tout ça, et cette année encore plus que les autres. Peut être parce qu'il y a plein de groupes cette année, beaucoup de trucs branchouilles dont on se rappelera plus dans deux ans mais que toute une frange dîte "jeune" de la population adore et adule, et des groupes déjà plus confirmés comme on dit en pinçant les lèvres de façon prétentieuse dans le milieu de la musique, et que je ne suis pas sûr que tous ses groupes soient réunis pour le port obligatoire du préservatif. Je ne met pas en doute l'intégrité ou la sincérité de certains, comme Patti Smith, qui a l'air de prendre ça très à coeur, mais je pense que certains groupes et artistes profitent de Solidays pour le prestige qu'ils peuvent en tirer et la pub que cela rapporte :

"Oui, je participe activement à Solidays car le sida c'est mal, et la guerre c'est nul et les pédophiles c'est pas des mecs cools. Achetez mon album."

C'est un peu comme les Enfoirés en fait.

Mais en plus de ceux qui y croient, de ceux qui le font pour la pub, il y a ceux qui sont là par pure démagogie. Comme Saez, présent cette année, qui profite toujours d'une bonne occasion pour nous pondre une petite tache au fond de son slip, comme lors des dernières élections présidentielles où il avait fait très fort : deux jours après les résultats du premier tour, il nous balançait sur les ondes une bonne grosse bouse torchée en deux jours, "Fils de France", où il beuglait à tous vents contre ces vieux cons qui avaient voté Le Pen, car c'est bien connu, il n'y a que les vieux qui votent Le Pen. Ah, si Saez pouvait lever le nez cinq petites minutes des toilettes...

Et en fait, à côté de tous ces gens qui se laissent aller à la musique entrainante et aux délices halucinogènes, il y a des stands et des expos sur les IST (avec plein de jolies illustrations qui donnent tout de suite moins envie de trouver un partenaire sexuel) et les ravages du sida dans les pays d'Afrique, histoire de nous rappeler que là on s'amuse mais qu'ailleurs on souffre, et qu'on est tous mortels. Comme dans les tableaux du Louvre représentant un scène pastorale, et où se cache, dans un coin, une vieille tête de mort.

Faudrait peut être que j'y aille un jour au lieu de parler sans savoir.

Par Kolia
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Mardi 12 juillet 2005

De tous les choix auxquels se confronte un homme, et je veux dire l'homme par opposition à la femme, le moins important est celui qui lui paraît le plus pénible. Le choix des sous-vêtements.

Je ne veux pas essayer de briser un mythe mesdemoiselles, mais un homme, un vrai, se fiche de ce qu'il porte sous ses pantalons. Il est d'ailleurs assez fréquent qu'ils ne portent rien du tout. On dit alors, outre-atlantique, qu'ils sont en tenue "commando". Vous ne verrez jamais un type argumenter sur les bienfaits du slip ou la sensation formidable de liberté offerte par un caleçon. Et si vous rencontrez un mec comme ça qui a plus de 20 ans, fuyez, aussi loin que possible.

Car un homme porte les dessous que la femme de sa vie du moment aime voir avec.

Jusqu'à 12 ans, il met les slips que sa mère lui achète par pack de 6 au supermarché. Secrètement, l'homme en a qu'il préfère, comme celui qui a des zébrures, ou celui avec Batman sur l'élastique.

Après 12 ans, c'est la puberté, la voix mue, la peau s'épaissit, les boutons germent et les poils poussent. Le slip pique un peu, mais l'homme s'en moque, se gratter les roustons, ça fait viril. Mais il apprend d'une manière ou d'une autre que les filles préfèrent les garçons qui mettent des caleçons, alors il demande à sa mère de lui en acheter parce qu'il se sent à l'étroit dans ses slips. vous l'avez fait, je l'ai fait, on l'a tous fait. Officiellement, c'est par manque de place, officieusement, c'est pour plaire aux gonzesses.

Puis vient l'âge des premiers rapports sexuels, et là la femme se rend compte que l'homme a l'air d'un con quand il parade devant elle en caleçon (ce qu'elle ignore encore la pauvre, c'est que l'homme a l'air forcément stupide en sous-vêtements), alors elle dit qu'elle préfère les hommes en boxer.

Oui mais voilà le problème du boxer, et c'est quelque chose que j'ai toujours défendu jusqu'à il y a peu de temps : le boxer couple, avec élégance et raffinement certes (ça fait un cul terrible), les inconvénients du slip avec ceux du caleçon, c'est à dire que c'est long et que ça colle. Je me suis refusé à tout achat de boxers pendant très longtemps. Mais il a fallu que je m'incline devant la force du temps qui passe et j'ai fini par m'en procurer. Il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas lutter.

Alors oui, oui, j'ai cédé, je l'admet. Après, il faut voir les modèles que je me suis pris : bleu avec des étoiles oranges, orange-papier-peint-des-années-70, etc. Personne n'arrivera à faire taire le rebelle qui someille en moi, pas même les femmes et leur diktat du dessous.

Et après les femmes viennent se plaindre qu'on ne fait pas d'efforts pour elle...

Par Kolia
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