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la moustache du jour

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The Great Mustache vous parle de littérature

Lundi 1 août 2005

Tout comme Elisabeth Tessier avant elle, il semblerait que Brigitte Lahaie (ici habillée) jouisse d'une réputation confortable dans le milieu de l'édition en écrivant des livres de cul ( Attention, je ne veux pas dire que Tessier écrit des livres de cul : elle écrit des livres de cons, mais pour ceux qui l'ignoreraient encore, Elisabeth Tessier a tourné dans un moins un film érotique avant de trouver la voie de la lumière et du futur et de déclamer des conneries avec véhémence aux côtés de ce gros con de Paco Rabanne). J'ai eu récemment le plaisir de feuilleter Osez l'amour selon les astres aux éditions de La Musardine, illustrations d'Arthur des Pins. Toujours en quête d'expériences nouvelles, j'ai osé ouvrir le livre, et je suis même allé jusqu'à lire le passage concernant mon signe astrologique (pour celles qui veulent me séduire en prenant en compte la position de la Lune dans ma huitième maison quand jupiter est en phase avec Vénus, sachez que je suis cancer.)

J'ai bien rigolé. Même si on ne peut nier certaines vérités - assez nombreuses même - comme mon incapacité à draguer ou ma paresse, il y a aussi un bon paquet de conneries qui m'ont autant choquées que fait rigoler. Sans vouloir vous faire part des passages les plus scabreux ni de des extraits dévoilant les secrets intimes de mon intimité, je vais vous faire un résumé des révélations les plus grosses que j'ai relevées.

Les cancer sont tous enrobés. C'est parce qu'ils passent leur temps libre à dormir. La plupart des hommes cancer sont homosexuels, et quand ils ne le sont pas, ils aiment des femmes qui ressemblent à leur maman (cette phrase m'a traumatisé). Ils aiment les gros seins et sont assez tentés par la sodomie. Les femmes, elles, sont des fanas de la fellation et avalent la semence. D'ailleurs, leur fantasme est de manger leur compagnon. Les femmes comme les hommes aiment qu'on leur pince les tétons et rêvent secrètement de se faire violer car ce sont des masochistes sur les bords.

On en apprend des choses sur nous hein?

Moi j'ai hate que John B. Root se reconvertisse dans l'astrologie lui aussi et nous fasse bénéficier de ses lumières.

Par Kolia
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Vendredi 2 septembre 2005

Comprenez par "Art Séquentiel" : bande dessiné. J'ai utilisé ce terme pour faire prétentieux.

On note ces derniers temps que plusieurs "réalisateurs" se mettent à la bande dessinée, comme Beinex, Lautner, Lelouch, ou Adeline Blondiau (oui je sais c'est pas une réalisatrice mais bon, elle fait de la télé), et comme j'ai l'opportunité de les lire dans le cadre de mon travail, je vous en propose les critiques.

Aujourd'hui : L'Affaire du siècle, scénario de Jean Jacques Beineix, dessins de Bruno de Dieuleveult.


Voici l'histoire : Cora, jeune et belle vampire parisienne(elle n'a qu'un siècle...), désire avec ardeur acheter un chateau transylvanien (qui se trouve en plein Paris hein, normal, il a été déplacé durant le siècle dernier, et on l'a mis, heu, je sais pas où, mais il se trouve bien à Paris). Seulement un riche émir (c'est un pléonasme) veut lui aussi acheter ce chateau pour le faire déplacer (décidemment c'est une manie) dans son pays et le transformer en pizzeria médievale (oui oui, vous avez bien lu) et mettre à la place un supermarché. Comme elle n'a pas d'argent parce qu'elle arrete pas de s'acheter des chaussures (si si), elle projette de dérober l'argent de la mafia (pour qui elle travaille comme croupière et qui a des soupçons sur ses origines obscures), dissimulé en haut d’une d’immense tour, la Tour Pagode, toujours en plein Paris. Au passage elle rencontre Tony, un vampire lui aussi et qui tombe amoureux d'elle comme ça d'un coup d'un seul, et elle l'embarque dans son idée de braquage, et pour cela il va falloir apprendre à voler... Voler pour voler... (oh ce jeu de mot lamentable n'est pas de moi. C'est un des personnages du livre qui dit cette réplique fulgurante, et c'est marqué sur la quatrième de couverture ; ah ça, Beinex il sait faire des accroches) Car les jeunes vampires d'aujourd'hui ne pense qu'à boire des boissons gazeuses aux extraits naturels de plante et s'empiffrer d'hamburger, et du coup ils ne savent plus voler (là encore, ce sont les propos rapportés d'un personnage). Et Cora, sur les conseils de Tony, va retrouver James Brand de Sherwood, vieux vampire âgé de plein siècles, pour lui demander de les former elle et Tony, ces deux apprentis vampires.

Alors c'est vrai, comme pitch, on a déjà vu mieux. Et si je rentre dans les détails sordides de l'histoire, ça ne s'arrange pas. Par exemple, les vampires sont pourchassés à Paris : il y a en effet des meurtres qui sont commis, et la police, dans sa version officielle, accuse les chauve-souris, mais on la fait pas au parisiens, ils savent que c'est des vampires, ils lisent les bédées, alors certains citoyens zélés déambulent la nuit avec des torches et des pieux et des fourches (ce sont les paysans parisiens qui ont les fourches) et hop! ils embrochent un mec qu'ils accusent d'être un vampire. Alors là, Beineix veut faire passer plusieurs messages : le premier, avec cette foule de fascistes (oh, ce sont des fascistes : ils sont tous chauves) qui symbolise une société qui a tendance à nous accuser et à mettre des étiquettes sur les gens justes parce qu'ils ont l'air bizarre avec leur look (de nombreux jeunes devraient se retrouver dans cette image de pérsécutés), le deuxième, c'est plus une critique de la société de consommation : par exemple quand les méchants empallent un vieux sur une voiture, le proprio en sort avec un fusil (en pyjama avec son chapeau assorti et tout, quel beau cliché) et gueule après la foule parce qu'elle a salit sa bagnole (ce qui, au passage, est sensé susciter le rire chez le lecteur) ; la vampire veut tout le temps s'acheter des godasses, et quand elle va chez le psy, elle lui file une grosse liasse de cash, bref, ce genre de trucs pas très fins ni très bien faits. En gros, c'est lourd. Mais c'est pas ça le pire.

Car il ya pire. Comme les dessins. Le dessinateur est l'auteur des story-board de Beineix, mais ça aurait très bien pu être un gamin précoce de 8 ans. Qu'on se le dise : c'est d'une laideur absolue. Les couleurs bavent et débordent de tous les côtés (sérieux), on voit les coups de crayons en dessous (il aurait pu le tailler d'ailleurs : certains traits sont épais comme un doigt), les personnages sont très mal proportionnés, les expressions de valent rien, et pour les couleurs on croirait qu'il a vomi sur sa palette et qu'il a peint avec ça. Et des fois, on se demande bien ce que ça vient foutre ici, de véritables photos, comme les affiches de Mortel Transfert de J.J.B. ou des photos de Mao (n'importe quoi), et même, à un moment dans les égouts (ah! on voyage dans cette bd)il y a de la vraie eau, enfin je veux dire que le mec a collé de la flotte photoréaliste. Je ne m'attarderais pas trop sur la typo des onomatopées pas très inspirées (les rollers font "swip swip" et le heavy metal fait "boum bada boum") qui recouvrent des pages entières, mais en trois mots je dirais que c'est moche.


Mais il y a pire encore. Et oui. Ce sont les dialogues (les situations aussi, mais les dialogues sont terribles). Beineix essaie de plaire aux jeunes, ça se voit (le vampire Tony se ballade en roller TOUT le temps avec un poste sur l'épaule, vous savez, ces gros postes des années 80), alors il fait dire n'importe quoi à ses personnages (qui sont, au passage, des grosses caricatures très creuses de personnages dits "déjantés"). Un exemple? Je sais que vous en mourrez d'envie, alors voici rien que pour vous un extrait des meilleurs moments : la première fois que Tony voit Cora, il se dit (avec la petite bulle en forme de nuage et tout) "Putain comment elle est canon cette meuf" ; le cheval de Tony (les chevaux parisiens,on en trouve partout, sur les parkings) n'arrete pas de faire des blagues, du genre : "ils vont se donner un mal de cheval" (parole) ; et à un moment un crocodile (quoi? dans les égouts bien sûr) dit : "tralala itou". Alors quand on lit un truc pareil, on peut se demander si les auteurs ont ouvert un jour dans leur vie une bande dessinée. Parce que sans me vanter, je fais ça mieux en 20 minutes aux toilettes, Rorschach pourra vous le confirmer. Non, parce qu'en plus d'avoir une histoire débile, des dessins moches, des dialogues encore plus insupportables que les protagonistes, cette bd est très mal découpée. Aucun sens de la mise en scène. AUCUN.


Aussi cette bande dessinée est la pire que j'aie lu. Et ce n'est pas parce que c'est Beineix. C'est parce qu'elle est vraiment mauvaise. Je rigolais tout seul en la lisant. Mais d'un autre côté c'est insultant de faire un truc aussi nul et aussi cher : c'est vraiment se foutre de la gueule du monde, d'autant plus qu'il y a eu un certains battage médiatique autour de cette connerie. Et c'est pourquoi vous la retrouverez facilement dans tous les grands magasins et que je vous invite à la feuilleter pour que vous puissiez voir ça de vous même.

Comme quoi, il ya même des nanars en B.D.


Ah oui, j'ai oublié de préciser : la Fnac note ce petit bijou 10/10, la bd est estampillée d'un autocollant "coup de coeur d'Allociné" (un gage de qualité), bref, ce genre de trucs. Alors si Beineix me file un petit chèque avec quelques zeros derrière un neuf, je veux bien retirer ce message et en mettre un plus court ou je dis que c'est bien.


J'ai besoin d'argent.

 

Prochainement sur The Great Mustache : les bandes dessinées de Claude Lelouch!

 
Par Kolia
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Samedi 3 septembre 2005

Aujourd'hui : Toute une vie, de Claude Lelouch, dessins de B. Swysen, que voici :



Sur la couverture de l'album (pour l'instant, un seul tome est paru : Sarah) un bordereau qui clame : "Quand Lelouch fait son cinéma en B.D.", avec une photo de Lelouch en noir et blanc, le truc super vendeur.

Ah oui, cette B.D. est une adaptation d'un film de Lelouch.


Je ne tournerais pas autout du pot, la B.D. n'a pas marché du tout, ça s'est vendu très mal. D'ailleurs on a bien cru à un moment que Lelouch allait nous la ressortir gratuite pour que les gens la lisent et qu'ils puissent se vanter auprès des médias en jouant les victimes, un peu comme il a fait pour son dernier film en fait.

Mais les dessins sont jolis, et on sent une volonté de mise en scène quand même hein, on n'est pas chez Beineix non plus, AH AH AH (rire pompeux).


Oui, mais c'est pas beaucoup mieux. Autant L'Affaire du siècle est la bd la plus mauvaise que j'ai lue, Toute une vie est la plus barbante.

Mais qu'est ce que c'est chiant.

Du Lelouch, diront certains (on trouve ces mots aussi bien dans ses défenseurs que dans ses détracteurs, "c'est du Lelouch", c'est autant une insulte qu'un compliment, c'est rigolo). C'est super décousu, on a du mal à faire le lien entre les différentes cases, ce qui ne me gène pas pour un film mais me fait plus chier pour une bande dessinée, quand on doit retourner plusieurs cases ou pages en arrière pour être sûr de bien avoir pigé ce qu'on vient de lire.


Pourtant le début commence bien : des pères de différentes nations attendent dans une salle d'attente d'hopital que leur femme accouche, et on apprend qu'elles ont accouché de monstres et que c'est quelque chose qui touche de plus en plus de nouveaux nés. Je me dis "waaah, des monstres, cool! Y aura p'têt Batman!", mais en fait il s'agit d'enfants nés malformés (très classe de les appeler "monstres"), et la cause de tout ça? La pollution, essentiellement. On voit déjà le message qui arrive avec ses gros sabots, et ça se confirme quand on voit une suite d'images de guerres diverses mises bout à bout. Cette bande dessinée n'est qu'une immense fable moralisatrice sur la folie destructrice des hommes, la société de consommation, le pouvoir pervers de l'argent, la religion, et le "c'était mieux avant" qui est une façon de penser très en vogue ces derniers temps. aLors on a deux formes de moralisateurs dans le livre : le père de Sarah, qui essaie de lui apprendre la vie avec tout son fric en lui faisant faire le tour du monde et en déblatérant tout un tas de conneries sur chaque pays qu'ils visitent, et on a le vieux sage de prison qui nous sort sa philosophie de douches pour homme au petit jeune qui n'a pas eu de chances dans sa vie. Bon, on s'imagine que le petit jeune et Sarah vont se rencontrer, mais pas pour ce numéro en tous cas, car tout est tellement gros dans cette bd que ce n'est pas possible que ça se passe autrement.


En fait, le sentiment qui domine après la lecture de cette bd c'est : "ah, j'ai perdu 30 minutes de ma vie, et jamais je ne les récupérerais."

 
Par Kolia
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Vendredi 7 octobre 2005

Il y a plusieurs mois, presque un an en fait maintenant, comme le temps passe vite!  Il y a donc longtemps, je me plongeai de la lecture passionnante de La Viking Insoumise, de Johanna Lindsey, un thriller psychologique sur fond de troisieme guerre mondiale.

Mais non, ah ah, je plaisantais!


Ce n'était pas un thriller, mais un roman à l'eau de rose très très cucul qui se passe en Norvège au IXème siècle.

Car si je porte beaucoup d'interet aux nanars, je sais apprécier le charme ténu de la littérature romantique des années 80. Je tiens ça de ma soeur, qui n'hésite pas à me réveiller à trois heures du matin pour me montrer les dernières trouvailles récoltées chez la grand-mère de son petit ami. J'ai lu pas mal de ces livres, mais celui qui m'a le plus marqué (en attendant d'entamer la lecture de L'Ecole des Amants), c'est La Viking Insoumise.

La Viking Insoumise, c'est l'histoire de Kristen, une belle norvegienne qui est blonde, grande et plantureuse, comme toute norvégienne qui se respecte dans l'imaginaire collectif des lecteurs esseulés et masturbateurs. D'ailleurs le livre commence plutôt bien, puisque Kristen est nue et qu'elle va se baigner dans l'eau chaude du lac (l'auteur a fait un travail de recherche monumental : la Norvège pullule de lacs chauds, et tous les canons de beauté s'y baignent à poil, encore aujourd'hui), sous le regard lubrique de Dirk, qui l'a suivie en douce dans la ferme intention de la violer, dans le but avoué (il lui explique tout dans une scène superbe de nudité faciale et masculine, sans se démonter, la quequette dressée contre le vent qui balaie ses poils pubiens blonds - une scène très bien fichue où l'on apprend que Kristen est un peu une cochonne puisque quand elle était petite elle allait avec ses cousines mater ses cousins quand ils se lavaient, il faut voir avec quelle subtilité Johanna Lindsey amène le sujet) de la souiller pour qu'ele n'ose pas se marier avec un homme autre que lui à cause de sa virginité perdue.

Quel être diabolique ce Dirk.


Mais c'était sans compter sur la farouche détermination de Kristen à refuser de se faire prendre de force (une farouche determination et des argument de poids tels que "j'ai une lame" et "mon père c'est le chef et y va te péter ta gueule et te couper les couilles macaque"), et hop! elle s'échappe à cheval et à poil (elle s'habille sur l'animal en course, parole, ou alors j'ai rien compris à ce passage).
Se sentant menacée à juste titre, Kristen décide de mettre à execution un plan qu'elle aurait du faire depuis des années : partir en bateau avec la prochaine expedition de marchands, et ça tombe bien, y en a une le lendemain dis donc. Le problème, c'est que ça fait des années qu'elle tanne son père pour partir en bateau et lui il veut pas, il la trouve trop jeune (elle a 21 ans) et il aimerait bien qu'elle se trouve un mari au lieu de faire la gugusse à crapahuter en pleine mer. Mais elle, ce qu'elle désire secrètement, c'est se trouver un homme à l'etranger, car les norvégiens de son village ne lui plaisent pas trop.


Johanna Lindsey, une femme heu... Une femme.


bon, ce n'est pas la couverture de La Viking Insoumise, mais celle de Surrender my Love, au autre chef d'oeuvre de Johanna Lindsey. Mais je me suis dit : "C'est pas grave, de toutes façons toutes ses couvertures se ressemblent, on s'en tape."

Alors sans vouloir vous gâcher ce début alléchant, sachez que l'on vole de surprise en surprise avec ce livre : Kristen et ses copains les vikings, qui ne voulaient pas faire du marchandage mais piller les côtes saxonne, belle mentalité les mecs, se font capturer par Royce de Windhurst, un saxon super grand et tout en muscle qui a tué le frère de Kristen. Alors celle-ci est perturbée : Royce est un pur beau gosse, mais elle doit venger la mort de son frère, que va t'elle faire?

Et bien ils vont coucher ensemble. Il ne faut pas longtemps à Royce pour désirer Kristen (il sort avec une chouineuse frigide), car il aime les femmes de caractère avec de gros nichons. C'est un super bon coup en plus, et Kristen, pucelle comme au premier jour, l'est aussi car "Jamais [Royce] ne connut de meilleur fourreau pour son épée" (le traducteur s'est fait plaisir).

Le livre va assez loin dans les scènes cochonnes (trois activités majeures dans l'Angleterre du IXème siècle : le sexe, les bains et les engueulades entre couple, qui mènent au sexe, puis aux bains, etc.), puisque les protagonistes s'essaient à peu près à tout : du sado masochisme au léchage d'orifice, la seule chose qu'ils n'ont pas testé est de le faire à plus de deux, même si je soupçonne Royce d'avoir cette idée.

Un bouquin débile qui se doit d'être dans votre bibliothèque pour réchauffer vos soirées d'hiver quand il n'y a plus de bois pour alimenter le feu de cheminée.

Par Kolia
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Dimanche 16 octobre 2005

Ca fait longtemps que j'ai pas parlé de cul tiens.

Et quelle meilleure journée que celle du Seigneur pour en parler?

Une étude récente menée par le M.I.T. de Boston a démontré que 63% des bigots faisaient l'amour après la messe le dimanche, et que pour 93% de ces gens là il s'agissait de la seule fois de la semaine où ils avaient des rapports  sexuels. L'étude montrait aussi que sur les 27% qui ne faisaient rien, 54% aimeraient bien mais ne le peuvent plus parce que leurs outils ne marchent plus.

Faire l'amour après avoir parlé de Dieu et de trucs plus ou moins chiant doit donner à tout ces gens l'impression d'être vivant.

***

L'autre jour au boulot nous avons reçu un exemplaire du livre Penisatlas :

C'est un bouquin très sérieux qui parle de la bite à travers les ages et les civilisations et qui nous fait des comparatifs sur une centaine de pages, photos et graphiques à l'appui.

Il y a des penis de toutes les tailles, de tous les genres, la majorité ceints d'une triste toison dorée (cet ouvrage vient du Nord) qui camoufle à peine un ventre mou et tombant.

Le gros problème de ce livre, c'est qu'il est dégueulasse, certes, mais surtout qu'on arrive pas à le lacher des mains une fois qu'on a mis le nez dedans. C'est purement fascinant, toutes ces quequettes vaguement en érection. D'ailleurs, plus d'hommes hétérosexuels se sont montrés intéressés par les photos que des femmes. C'est que pour ceux qui n'ont pas joué au grand jeu du "kikalaplugrande" dans les vestiaires n'ont pas vraiment moyen de savoir ce qu'ils valent sur le marché.

Par Kolia
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Mardi 1 novembre 2005

A la demande de Felk, qui en plus d'être très drôle, me fait beaucoup rire, je publie à mon tour le Quizz Livre, dans lequel nous sommes sensés dévoiler avec tendresse et pudeur les relations que nous entretenons avec nos livres.

1) Combien de livre je lis chaque année?

C'est une très bonne question ma foi, et je remercie Felk de ma la poser. Seulement, je n'ai pas la réponse. On va dire, allez, une quarantaine de livres par an, et environ trois cent bandes dessinées. Mon job a ça de bien : je peux y lire toutes les BD que j'y trouve.

2) Quels sont les derniers livres que j'ai acheté?

 Survivant, de Chuck Palahniuk

 Bilbo le Hobbit, de J.R.R. Tolkien

 Extension du domaine de la lutte, de Michel Houellebecq

3) Les derniers livres que j'ai lu

 Vagabond tome 1, de Takehiko Inoue. C'est un manga adapté de deux romans japonais d'Eiji Yoshikawa, La Pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière.

 Choke, de Chuck Palahniuk

 L'écume des jours, de Boris Vian

 J'irai cracher sur vos tombes, de Boris Vian

4) Mes 5 livres favoris

     1. L'attrape-coeurs, de J.D. Salinger

     2. Le Parfum, de Patrick Süskind

     3. L'orange Mécanique, d'Anthony Burgess

     4. La ferme des animaux, de George Orwell

     5. Le chercheur d'or, de J.M.G. Le Clézio

Je ferai des dessins quand j'y arriverai (ah ah, vous auriez du voir le bousin que je vous ai pondu pour L'orange mécanique, c'était quelque chose.)

5) Mes 5 bandes-dessinées préférées

     1. Watchmen, d'Alan Moore et Dave Gibbons

     2. V pour Vendetta, d'Alan Moore et David Lloyd

     3. De Cape et de Crocs, d'Ayroles et Masbou

     4. la série Donjon, de Trondheim, Sfar et tout plein d'autres auteurs.

     5. La jeunesse de Picsou, de Keno Don Rosa.

 

Voilà! Je passe à mon tour le relais à Rorschach, Threepwood, sa copine (ça lui fera une occasion d'écrie quelque chose tiens), Elo, et puis à Gad tiens aussi, même si il ne me lit pas. Alors l'obligation sera de faire au moins un dessin.

Vous pouvez aussi participer dans les commentaires.

Bientôt je ferai la même chose, mais sur le cinéma et la musique.

Et encore merci à Felk!

Par Kolia
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Mercredi 30 novembre 2005

J'aurai dû en parler dès sa sortie tant l'évènement était énorme, mais les aléas de la vie m'ont poussé à parler de choses et d'autres et à repousser le moment fatidique où j'allais parler de...

LA BD DE BIGARD!

Non content de se faire passer pour un poète démago qui dit bite, couille et nichon, Jean-Marie Bigard, après avoir rempli le stade de France et fait rire aux éclats les amateurs de poètes démagos qui disent bite, couille et nichon, se lance dans le seul média qu'il n'a pas osé abordé, la bande dessinée.

Pour trouver cette image, j'ai du m'aventurer sur son site officiel. Je ne dirai rien de plus sur cette expérience, et vous invite à visiter le site de vous même en cliquant . Je conseille tout particulièrement la section humour, avec des photomontages désopilants sur lesquels le maître à laissé un commentaire audio de circonstance.

Donc je disasis que l'animal s'est essayé à un peu tout : L'Ame soeur, au cinéma, une histoire d'amour avec de la bite, de la couille et des nichons, qui connut le sucès que l'on sait; la littérature aussi - enfin, des compiles de sketches; la musique, avec quelques singles par-ci par-là; la télévision, avec son rôle du Dirlo, pour TF1, et maintenant le bd. Il ne manque plus que le jeu vidéo, mais l'entreprise est hasardeurse : tout le monde se rappelle de l'incursion de Lagaff dans le domaine avec sa chanson aux limites de la xénophobie : La Zoubida.

Qu'en est il de cette bande dessinée?

Elle est à chier.

Une fois de plus, on frise l'insulte pour ceux qui essaient d'en vivre. Nous avons droit là à une suite de gags mettant en scène le comique l'acteur le réalisateur le chanteur le bonhomme dans des situations cocasses.

Le premier gag, par exemple, montre JMB (comme on l'appelle sur son site) à la boulangerie. Il est mal rasé, mal fagoté, car il ne se prend pas du tout au sérieux (il y a quelques gags sur ses piètres performances sexuelles, je rapelle pour ceux qui nous prennent en cours de route qu'il est le scénariste de ce petit bijou de l'art séquentiel), et la boulangère est Michelle Bernier. La bd est ponctuée de guest stars comme ça. La boulangère reconnait Jean Marie et luui demande des blagues, mais lui veut pas et répond :

"Ca suffit maintenant où je vais vous coller un pain!"

Ah, je viens de comprendre. Ca fait rire la boulangère, qui ne donne toujours pas sa baguette, et Bigard finit pour lui coller un uppercut dans une posture qui n'est pas sans rappeler celle d'un petit gaulois teigneux, et en partant il râle :

"Qu'est ce qu'il ne faut pas faire pour gagner son pain quotidien!"

Ce gag s'étend sur deux pages quand même.

Un autre, plus court, et puis j'arrête. Bigard est au stade de France en train de faire son spectacle, et là il décide de faire une dédicace au pauvre gars qui a payé sa place pas cher et qui est mal installé, juste à côté des enceintes.

"Pour toi mon petit gars, et rien que pour toi."

Le petit gars en question ne ressemble à rien. Il a des oreilles décollées, une casquette et des lunettes. Le fand de Bigard quoi. Et la bigard colle son micro à son cul et lache une grosse caisse, qui rend le fan sourd. Quand il va chez le docteur il dit :

"Bigard m'a fait une dédicace!" un sourire jusqu'aux oreilles.

Ce sera tout.

Par Kolia
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Lundi 30 janvier 2006

"Yeah baby! I'm back!"

Nous l'attendions, elle est enfin arrivée : la suite du chef d'oeuvre de la bande dessinée signé Jean-Jacques Beineix, L'Affaire du Siècle. Aux gribouillis dessin, toujours ce bon vieux Bruno de Dieuleveult. On ne change pas une équipe qui gagne.

Ce tome 2 s'appelle "Vampire à louer". Après "Chateau de vampire à vendre", "Vampire à louer" donc.

Au début je ne voulais pas la lire, et puis un coup d'oeil aux premières pages m'ont convaincu du contraire. Car là, Beineix s'est laché.  Il est en roue libre. Il enchaine les gags et les bons mots à un rythme insoutenable, c'est du jamais vu dans l'art séquentiel. Pour vous dire à quel point c'est drôle, je vais vous décrire les deux premières pages.

Le vieux vampire veut sortir des égouts où il habite car ça fait plus d'un demi siècle qu'il n'a pas mis les pieds dehors. Seulement la plaque d'égout donne sur un gros boulevard parisien, et il a du mal à la soulever parce qu'à chaque fois il y a une voiture qui passe. Sur le boulevard en question, deux mecs sont dans une décapotable, devant eux, un camion qui est arreté juste sur la bouche d'égout :

"Ouais ma meuf elle déchire, je lui dit : je veux une voiture, et elle me signe un chèque de 200 patates!

-Ah ah, bien joué!"

Le vampire veut sortir, il décuple sa force et soulève le camion, qui portait des pommes de terre qui se deversent alors dans la décapotable des deux golden boys.

Et des comme ça, y en a toutes pages.

TOUTES LES PAGES.

Des italiens qui disent "mama mia", des japonais qui disent "banzaï", non, vraiment, du bon boulot, du bon travail de recherche. On sent l'équipe motivée et investie, qui a fournit un gros travail sur les vampires. Du bon boulot les gars.

A la fin du premier tome, nos jeunes héros vampires doivent apprendre à voler.

A la fin du tome 2 aussi.

Cette bande dessinée est une pure perte de temps. Il ne se passe rien, et c'est toujours aussi mal dessiné. Beineix continue sa critique imbécile des fast food et de la jeunesse pressée et se veut sacarstique.

Du pur foutage de gueule.

Je me demande si il était à Angoulême tiens.

A noter : le changement d'éditeur entre le tome 1 et 2, gage de qualité.

Par Kolia
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Mercredi 1 février 2006

Toujours en retard sur l'actualité, The Great Mustache vous propose, pour marquer la fin du festival d'Angoulême, un petit tour d'horizon des dernières nouveautés BD.

L'évènement de ce début d'année, c'est l'adapation papier de la série phare de TF1, Joséphine Ange Gardien, dessinée par deux inconnus et scénarisé par Mimie Mathy en personne. Ou le contraire, je ne sais pas trop, ils ne sont pas très clairs sur l'attribution des rôles.

Devant le succès des aventures de la naine divine (les rumeurs les plus folles racontent qu'on aurait réussi à l'exporter en Allemagne ; y a pas de raison qu'ils soient les seuls à nous refourguer leurs merdes), il semblait évident d'en faire une bande dessinée, et peut être qu'avec le temps, un jeu vidéo verra le jour.

L'histoire raconte celle de Jules, un jeune noir qui fait que des bêtises parce qu'il ne connait pas son papa qui était Malien sans papiers et qui s'est fait expuler par Nicolas Sarkozy. Il est triste Jules. Alors Joséphine vient pour l'aider à s'épanouir et à rencontrer son père.

Ce qui est bien avec la bande dessinée, c'est que ça coute moins cher qu'un épisode télé, alors les scénaristes peuvent se lacher. Ils n'ont pour limites que celles de l'imagination. C'est ainsi que dans une débauche d'effets visuels epoustouflants, Joséphine disparait dans de la fumée qui fait "pouf", ou encore toute la famille de Jules par pour le Mali EN AVION.

Et pour les fans, sachez que Joséphine apparait fugacement en maillot de bain, une grande première dans la série.

Et pour ces mêmes fans, tout se termine bien à la fin, et les valeurs qui font de Joséphine ce qu'elle est sont respectées.

Donc, si vous ne savez pas quoi offrir pour la Saint Valentin, foncez chez votre libraire et achetez des BD de Sfar.

Je vis dans l'attente d'une adaptation de Commissaire Moulin, ou Mademoiselle Navarro.

Par Kolia
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Samedi 4 février 2006

Aujourd'hui, Louis Alloing faisait la dédicace de sa bande dessinée Dans la secte, qui n'était pas mal du tout d'ailleurs, et comme elle ne s'est pas vendue et que le pauvre Louis Alloing n'a fait que cinq ou six dédicaces alors qu'il mériterait d'en faire plus, j'ai décidé d'en faire GRATUITEMENT la publicité.

Car on est comme ça sur The Great Mustache, on fonctionne au coup de coeur, et ouais, on n'est pas des vendus nous, on assume nos opinions, tiens, fuck Bush, bam! J'ai pas peur! Le racisme, c'est mal, et la guerre, c'est pas bien!

Après cette prise de position très osée et qui sera à n'en pas douter un sujet de controverse pour les siècles à venir, nous pouvons nous préoccuper du sujet d'aujourd'hui : Dans la secte, éditée par La Boite à bulles, une maison d'édition dirigée par un connard (Seb Vassant me l'avait dit, j'en ai eu la confirmation par moi même puisque le bonhomme passait par là par hasard aux heures de la dédicace, et on a un peu parlé).

Dans la secte raconte comment Marion, publicitaire et femme tout ce qu'il y a de plus normal (bon, normal pour une publicitaire : de temps en temps un peu de LSD, un petit joint par-ci par-là, une soirée branchouille à droite à gauche...) est devenue membre de la scientologie.

C'est une histoire vraie, Marion étant une amie de Louis Alloing (qui est un type franchement sympathique, on s'est bien amusé tous les deux pendant la dédicace), ça se passe dans les années 80, et ça fait un peu flipper : on se rend compte à quel point la scientologie est bien implantée en France, une chose à laquelle je n'avais jamais vraiment pensé : pour moi la scientologie, c'est Tom Cruise qui serre plein de mains à des gens en disant comment cette église l'a aidé à supprimer ses problèmes d'érection. Là, tout le systeme d'enrolement et d'endoctrinement est démontré, c'est vraiment très prenant. Un petit bémol pour la fin : on voit Marion raconter son histoire à un magnétophone, et on voit une main éteindre l'appareil qui dit : "Merci, c'était très interessant." On avait l'impression que cette main appartenait à un scientologue et que Marion s'était fait avoir, ça m'a fait rire.

Mais à part ça, une histoire vraiment bien ficelée, et les dessins sont bons. D'ailleurs je m'en suis pris un exemplaire.

Par Kolia
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